LE PRIX ET SIGNE DE LA TRAHISON

Mat.26 :14-16: « Alors l'un des douze, appelé Judas l’Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs et  dit: «Que voulez-vous me donner pour que je vous livre Jésus ? » Ils lui payèrent  trente pièces d'argent. Dès ce moment, il se mit à chercher une occasion favorable pour trahir Jésus ».

Lc.22: 47,48: «Il parlait encore quand une foule arriva. Celui qui s’appelait Judas, l'un des Douze marchait devant elle. Il s'approcha de Jésus pour l’embrasser. Jésus lui dit: "Judas, c’est par un baiser que tu trahis le Fils de l'homme?".
De tout ce que nous prêchons ici la sagesse est la suivante: la Bible compare la femme à l'église. Et si nous nous tournons vers la première création qui est charnel ou matériel ... la Bible dit que, Dieu après avoir créé les cieux et la terre et tous ce qui s’y trouvent; fit l'homme à Son image et à Sa ressemblance, pour qu'il puisse dominer sur les œuvres de Ses mains. Mais l'homme ne pouvait pas dominer seul sur la terre. Aussi, lui fût-il donné une femme pour qu’il puisse se multiplier, remplir et soumettre la terre.
Maintenant, nous savons bien que de cette femme naturelle (Eve) naquit deux semences totalement différentes, l’une de l’autre: Caïn et Abel.
Parmi les grandes caractéristiques qui peuvent être mises en évidence entre ces deux fils ou semences provenant de la même femme, observons que l'un était un faux et l’autre un véritable adorateur. Les deux comparurent devant Dieu, et établirent les fondements de deux cultes d’adorations ; représentés par leurs deux autels. Mais, Dieu prit plaisir à l’adoration d'Abel, et rejeta celle de Caïn. Pourquoi? Car, malgré le fait que l'autel de ce dernier eût été un peu plus sophistiqué que celui d'Abel ; il n’avait cependant rien en commun avec la doctrine de Dieu. Or, Caïn  n'avait pas apporté quelque chose de gâté ou de pourri sur l’autel ; car, il s’agissait là des meilleurs fruits de la terre. Malgré tout, cela ne plût pas au cœur de Dieu.
Voici pourquoi nous disons, et selon la doctrine du Christ que: la vraie foi n'est pas un problème de multitude ; d’une religion si puissante ou si peuplée qu’elle soit. Le salut est individuel et chacun de nous rendra compte pour lui-même devant Dieu. Parce que Dieu n’a pas égard aux rassemblements des hommes ; ce qui compte pour Lui, c’est la disposition du cœur de celui qui L’adore et de quelle manière il le fait. Voici pourquoi le Seigneur Jésus a dit: «Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans Mon royaume. Mais, à peine ceux-là qui font la volonté de mon Père." C'est ici l'Évangile perpétuel, qui n'a pas commencé quand Jésus est venu sur la terre, mais bien avant ... Là, en dehors du jardin d'Eden, ce n'est pas pour avoir adoré le même Seigneur que Caïn et Abel ont tous été justifiés devant Dieu. Mais, c’est plutôt l'obéissance à la volonté de Dieu révélée, qui a été le facteur déterminant entre le vrai et le faux culte.
Il n'est nullement question de pointer des doigts accusateurs vers les autres, mais plutôt, d'examiner notre propre foi à la lumière de ce qui est écrit ; de l’"Ainsi dit le Seigneur". C'est par là que nous saurons si nous appartenons au groupe des vrai ou des faux adorateurs.
Et, lorsque la création charnelle chuta, Dieu envoya Celui que les Écritures identifient comme le second Adam : notre Seigneur Jésus-Christ. Il est venu en tant que Leader d'une nouvelle race... une race humaine sauvée du péché et régénérée par la Parole de Dieu. Car, en quoi consiste le péché? Sinon, l'incrédulité qui mène à la désobéissance à la Parole de Dieu. Or, notre vie ne prend tout son sens que lorsque nous comprenons que nos actions sont jugées à la lumière de la Parole de Dieu.
Maintenant, lorsque Dieu introduit dans le monde le second Adam, Il lui donna aussi une épouse spirituelle (l'Eglise), de sorte que Ce dernier puisse se multiplier aussi. Or, nous avons vu que, tout comme cela s'est produit avec l’Eve naturelle, de l'Église est aussi sortie deux semences totalement différentes: les vrai et les faux adorateurs (figurés par le blé et l'ivraie). Les vrais évoluant à la lumière de la Parole de Dieu et les faux se cachant sous le manteau de leur propre religion.
Parlant de ces dernières heures de Jésus sur la terre, nous parlons de ce moment où Jésus de Nazareth s’est éloigné de tous ceux-là qui ont rejeté la doctrine de Dieu révélée par Le Christ. Nous sommes donc en train de parler de la doctrine chrétienne ... celle qui fait de nous des disciples du Christ. Comme Jésus s’était éloigné de la foule, Il était essentiellement entouré de ceux-là qui confessèrent un jour: «À qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous croyons, et nous savons que Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». C'est seulement quand Il est resté avec ce petit troupeau qu’Il a commencé à prophétiser sur Sa propre fin; ce qui allait se passer cette nuit-là et tous les événements qui s’ensuivrait. Une nuit qui allait déterminer le sort de beaucoup en ce qui concerne le Plan de Dieu pour le salut des hommes.
La révélation de la trahison a créé un tollé parmi les disciples, même Judas (qui était l'un des plus proches) a demandé comme les autres: "Est-ce moi, Maître?" Jésus lui répondit: "Tu le dis." Ne vous trompez pas en croyant que c’est Jésus que lui a mis les mots dans la bouche ; ou que ce serait Dieu Lui-même qui a fait de Judas un traître. Non! En vérité, Dieu connaît dès le début ceux qui croient et ceux qui ne croient pas en Lui.
En Judas, nous avons donc une image du faux adorateur qui se dissimule au milieu des vrais. Quand Judas trahit Jésus et que Celui-ci fut emmené prisonnier, Pierre ne sut préserver sa foi, malgré tout l'amour qu’il avait pour Jésus ; parce qu'il se trouvait, comme je l’ai déjà souligné, au mauvais endroit... entouré des religieux moqueurs et pressionné par la croyance populaire (le langage de la multitude) qui avait rejeté le Christ et la doctrine de Dieu. Maintenant, au sujet de ces choses qui nous sont faites en figure, la Bible dit clairement que des temps viendront où de nombreux hommes ne supporteront plus la saine doctrine. Ayant des démangeaisons pour entendre de choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs qui leur enseignent ce qu'ils veulent entendre. Des prédicateurs profanes dont les discours reflètent les désirs et les passions du peuple, et selon l'inclinaison de leurs âmes, la cupidité ou la convoitise qu’ils veulent satisfaire (2Tim.4: 3,4). Demandant dans leurs prières des choses qui sont contre nature pour satisfaire leurs propres plaisirs (Tg.4 :1-3). Pour la ruine des âmes de ceux qui suivent cette voie.
C'est en ce moment également que beaucoup, comme Pierre, se scandalisent de la Vérité ; de peur d'être persécutés à cause d’elle.
"Petits enfants, c'est la dernière heure. Vous avez appris que l’anti-christ vient. Or, déjà maintenant, il y a plusieurs antéchrists ; par là nous connaissons que c'est la dernière heure» (1Jn.2:18).
En ce jour, l'esprit qui animait Judas dans une église ou assemblée composée de douze éléments (semblable à une semence qui est tombée en terre et qui a porté beaucoup de fruits) s’est si multiplié que, dans une assemblée composée d’une multitude innombrable qui compose le christianisme d'aujourd'hui, il est difficile d’imaginer le nombre d’anti-christs (les nouveaux Judas) qui se sont levés au milieu de nous. Beaucoup de traîtres dans la peau de prédicateurs qui ont scandaleusement et ouvertement renversé l'Evangile de la Vérité motivé par la cupidité.
Et aujourd'hui, nous ne pouvons discerner et comprendre certaines réalités de ces choses, qu’en analysant de près le personnage de Judas l’Iscariote:
Son profil nous est clairement révélé dans la Bible, le jour où Marie de Béthanie renversa un parfum précieux sur les pieds de Jésus et avec ses cheveux, l’essuya. Elle l'a fait dans un geste d'adoration. Parce que l'adoration n’a pas de prix, et les Écritures nous enseignent à honorer Dieu avec nos biens. C'est la manière la plus correcte que cette femme a trouvé pour exprimer sa gratitude à Dieu dans l'adoration. Elle ne l'a pas fait, parce que Jésus (comme beaucoup de prédicateurs aujourd'hui) l’aurait incité à le faire: "Apportez l’offrande du prophète... donnez ceci ou cela à l’homme de Dieu pour que vous soyez béni." Non! Elle l’a fait parce que son coeur s’est disposé volontairement pour le faire. Jésus ne nous enseigne-t-Il pas que le geste de cette femme révèle l'amour de celui à qui il a été beaucoup pardonné, et qui à son tour aime beaucoup? Aussi, le zèle qui nous caractérise aujourd'hui, dans l’adoration véritable est justifié dans la mesure où nous comprenons et réalisons à quel point nous avons été coupables ; égarés, errants et corrompus... jusqu'à ce que la grâce de Dieu ait surabondée en nous. Par conséquent, nous nous réjouissons de la Vérité de Dieu. Si quelqu'un ne parvient pas à tel entendement, il peut même être un membre d'une église ou d’une confession religieuse, mais jamais un vrai chrétien. Parce qu'IL N'Y A PAS DE CONVERSION SANS REPENTANCE. Et, la nouvelle vie commence tout juste à opérer en nous lorsque nous nous repentons de la vie que nous avons menée avant de connaître Christ et Sa Parole.
Cependant, l’adoration de cette femme, pour aussi véritable qu’elle eût été, n'a toutefois pas plût à Judas. «Quel gâchis! Nous aurions pu vendre ce parfum et avec cet argent aider les pauvres ». Judas disait-il cela parce qu'il se souciait des pauvres? Non! C’est ici que se révèle l'hypocrisie religieuse et la tromperie de ces chefs religieux jusqu’à ce jour. Judas était un voleur, aimant l'argent à tel point qu’il volait même ce qui était lancé dans la bourse placée sous sa garde (Jn.12: 5,6). C’est ce qui faisait que, pour Judas, le bon culte est celui-là qui lui procurait quelque bénéfice... un avantage ou un profit matériel. Judas ne se souciait pas du tout de l'adoration d’un cœur brisé et repentit devant Dieu. Si Dieu vous aide à comprendre ces choses, alors vous pourriez discerner ce qui se passe aujourd'hui dans les dernières heures de l'Église ; mieux, sur la grande apostasie en ce temps de la fin.
Judas est l'image d'un prédicateur, église ou d'un groupe d’adorateurs vaincu par le matérialisme et qui ne s'approche de Dieu que motivé par le profit. Notez que Judas le culte était une affaire lucrative... pour lui, la piété était une source de gain, et son coeur ne se souciait pas de la véritable adoration, mais plutôt de l'argent gagné dans ce ministère.
Aujourd'hui, combien des églises, religions ou sacrificateurs de renommée mondiale, détenteur de statuts juridique, etc. ont la même disposition ou penchant que Judas?
J'ai vu quelque chose de faux dans le christianisme moderne: aujourd'hui, nombreux sont ceux qui confondent «église» avec un ONG humanitaire, une œuvre de charité ou quelque chose du genre. Non, mon Dieu! L'Eglise du Christ est composée de tous ceux qui, ayant abandonné la perversité, se sont réconciliés avec Dieu pour le salut de leurs âmes ; de ce salut qui n’opère qu’en Jésus-Christ, Seul. Peu importe si certains d'entre eux sont riches et d'autres pauvres ; certains puissants d’autres faibles ; petits et grands. Tous sont appelés au salut.
Aujourd'hui, cependant, il y a des églises qui tirent profit de tout: des problèmes des réfugiés et des personnes déplacées ; aides aux victimes des épidémies et autres calamités ; ainsi que divers autres maux qui rongent la société dans laquelle nous vivons. Souvent, ils ne le font pas par compassion pour ces pauvres et nécessiteux ; mais, comme Judas, il y a souvent un important intérêt matériel et lucratif en jeu. C'est cela qui compte pour ces religieux: les dons volontaires en vêtements usagés, médicaments, nourriture, etc. que ces églises transforment ensuite en bénéfices propres ; faisant payer plus tard ces biens et services à la population (même pour un prix bas). Ceci, sans parler de l'exonération d’impôts, de taxes et d’autres droits de douane sur ces donations, soit en argent ou autres biens matériels. Nous avons ici une des caractéristiques principales de la personnalité de Judas et de la fausse religion. Lisez 1Cor.13:3 et comprenez ce que le Saint-Esprit veut nous enseigner aujourd'hui.
Pour une âme inexpérimentée dans la Parole de Vérité, l’observation et le comportement de Judas pourraient être interprétés comme un geste de charité ou une disposition semblable. Mais Jésus le reprit: «En effet, vous avez toujours les pauvres avec vous, tandis que Moi, vous ne m’aurez pas toujours» (Jn.12: 8). Comme quoi: "Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est de Dieu". Quand l'Église cesse de se soucier de l'Evangile du salut pour s’adonner à l’activité lucrative en se servant du nom du Seigneur, elle ne sert pas Dieu, mais plutôt ses propres intérêts. L’adoration appartient à l’Eternel. Et, le culte ne peut en aucun cas être une occasion d'enrichissement illicite. Non! Voilà la caractéristique de Judas!
Et, lorsque Jésus vivait Ses dernières heures... Lorsqu’on s’approchait de cette dernière nuit, et que Judas se rendit compte que le ministère de Jésus ne pouvait plus le gratifier comme avant (car, Jésus s’était déjà éloigné de la foule et enseignait en privé Son petit troupeau). Alors, ce Judas qui, apparemment, faisait partie du petit troupeau ; de ceux-là qui, en tout temps, furent les compagnons du Christ dans Ses tribulations et pour qui Dieu avait mis à disposition Son royaume, révéla sa disposition intérieure: il ne se souciait aucunement de la gloire à venir ... ni de l'Evangile du Royaume ; mais plutôt de son propre bien-être. Que Dieu vous aide à comprendre le panorama religieux d'aujourd'hui!
Judas sortit... pour aller où? Justement auprès de ceux-là qui ont rejeté l'Auteur du salut. Judas sortit du chemin resserré et s’éloigna de la porte étroite qui mène au salut et suivi le chemin de la multitude.
Judas retournant dans le judaïsme ? C’est aussi et surtout le type de ces faux sacrificateurs et enseignants des églises d’aujourd’hui dont le portrait nous est tracé par l’apôtre Pierre (2Pi.2 :1-22). Ceux-là qui ont échappé un jour de la corruption du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, ont de nouveau plongé dans la perversion et ont été vaincus par elle ; devenant semblables « aux chiens qui rentrent à leur vomissures ou aux porcs qui plongent de nouveau dans boue après avoir été lavés de la souillure ». Aujourd’hui aussi, après avoir été libérés de la captivité babylonienne, plusieurs églises ont tourné les dos à la Vérité ; se sont déviés du chemin de la justice et du Saint commandement malgré tout ce que Dieu a révélé aux hommes depuis l’effusion du Saint-Esprit en ces jours de la fin. Et, semblables aux prostituées, filles légitimes de la mère (Apoc.17 :1-4), ces prédicateurs corrompus d’entendement ont à leur tour brandis des coupes pleines d’abominations et d’impuretés avec lesquelles ils ont corrompus et souillés les églises qu’ils dirigent (que celui qui est intelligent comprenne). Conséquence : à ce jour, beaucoup d’âmes qui les ont suivies dans leurs dissolutions, bien qu’ayant un jour prouvées la bonne Parole de Dieu et participées, par le Saint-Esprit, à la puissance des siècles à venir, sont de nouveau rentrées dans les églises formalistes d’où elles étaient sorties un jour. Oui, à cause de l’action de ces faux serviteurs que certaines religions formalistes ont repris du poil de la bête et récupérés en ce jour bon nombre des leurs membres qui sont sortis pour un temps pour fréquenter des églises soi-disant « de réveil », « messages prophétiques » ou que sais-je encore…
C’est en cela que ce confirme le mystère de l'iniquité qui agit déjà, et… le monde entier est ramené à l’adoration de la première bête : celle qui était, qui n’est plus, mais qui vient. Mais quand elle viendra, elle ne durera que peu de temps, car elle va à la perdition… avec tous ceux-là qu’elle a séduit bien sûr ! Que Dieu ne nous soumette pas à la tentation, mais qu’Il nous délivre du mal !
Toute personne n'ayant pas l’expérience de la Parole de Vérité ne peut pénétrer derrière ce voile et comprendre ce qui se passe. Parce que le mystère de l'iniquité agit déjà. Et, tout comme les disciples assis à la table avec Jésus ne comprirent pas quand Il leur révéla que l'iniquité opérait déjà au milieu d’eux, et que le fils de la perdition se cachait dans le manteau d'un apôtre; ainsi en est-il aujourd'hui avec les autres fils de la perdition, qui abondent au milieu de nous en cette dernière heure.
Observez maintenant le souverain sacrificateur et le Sanhédrin ; les pharisiens, docteurs de la Loi et autres chefs religieux juifs : ils avaient la sainteté et la piété en apparence ; étant honorés et vénérés comme des serviteurs de Dieu par les hommes. Mais, en réalité, ils n’avaient d’égards, ni pour Dieu, ni pour Sa doctrine. Semblables aux loups déguisés en peaux de brebis, c’étaient des mercenaires qui se servaient à eux-mêmes et non pas à Dieu. Voici pourquoi ils craignaient que la foule ne suive Jésus et ne connusse la Vérité ; parce qu'ils perdraient les avantages de la profession et tomberaient dans l’estime du pouvoir politique des Romains. Que personne ne vous séduise!
Lorsque ces chefs religieux juifs se consultèrent pour tuer Jésus, ce n'était pas pour une question de doctrine comme ils ont essayé de le faire croire ; car, il s’agissait plutôt d’une lutte d'intérêts personnels et de jalousie (Jn.11: 47,48, 12:19). Et Judas le savait! Parce que lui, Judas, et ces chefs religieux-là avaient quelque chose en commun: leur appétit pour le gain. Etant des « hommes corrompus d’entendement privés de la vérité, qui croient que la piété est une source de profit» (1Tim.6: 5b, 9,10). Ils avaient donc peur de perdre leur source de revenu. Judas aussi, maintenant que le ministère ne lui procurait plus aucun bénéfice.
Nul ne peut servir deux maîtres: Dieu et les richesses! Il aimera un et méprisera l'autre. Et Judas servait deux maîtres. Car, bien que, suivant Jésus, il n’arrivait cependant pas se débarrasser de sa passion pour l'argent. Il a donc fini par mépriser Jésus. C’est la même chose qui détruit l'Eglise aujourd'hui et l'écarte de sa véritable vocation. Voici pourquoi beaucoup ne parviennent pas à demeurer dans la vraie foi ; croyant que la foi en Christ est une source de profit pour l'adorateur. Et, tout comme Pierre qui demanda un jour à Jésus: «Voici, nous avons tout quitté pour te suivre que gagnerons-nous donc » (Mat.19: 27); ou Asaph qui, au commencement enviait les hautains, en voyant la prospérité des méchants ; alors que les justes étaient dans la détresse (Ps.73), beaucoup sont encore ceux qui se demandent: "La doctrine est bonne mais, qu’y gagnons-nous? ".
Judas alla donc consulter les principaux sacrificateurs: «Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai?». Observez et apprenez: qui peut détruire la vérité ou à la renverser mieux que celui qui la connaît? La foule ne connaissait pas le jardin secret où Jésus se rencontrait avec ses disciples ; Judas le savait, lui. Et, voici qu’il servit de guide à tous les ennemis de la Vérité incarnée en Jésus (Jn.18: 12). On lui pesa trente pièces d'argent. C'était là, le prix de la trahison de Judas!
Aujourd'hui, je me demande : combien demande cette génération pour trahir Christ? De combien ces prédicateurs d'aujourd'hui ont besoin pour sacrifier la Vérité sur l'autel, et diriger la rébellion contre la doctrine de Dieu? Ne vous laissez pas tromper: chacun de ces ouvriers trompeurs a son prix! Chaque fausse religion a son prix : La santé physique, l'argent, le bien-être, les voyages à l’étranger, la réussite dans les affaires, le mariage, etc... Tout, sauf la Vérité de la saine doctrine. Oui, dans cette génération adultère qui rejette Christ, CHACUN A SON PRIX!
Faites attention à ceci: ce n'était pas au même moment que le prix a été convenu que Judas a livré Jésus aux Pharisiens. L'Ecriture dit: «Dès ce moment, il se mit à chercher une occasion favorable pour trahir Jésus » (Mat.26: 16). Quoi donc? Il pouvait participer aux cultes... se joindre aux autres disciples ; mais en réalité, il n’avait rien à voir avec l’adoration, ni avec la doctrine du Christ ou de Dieu. Bien que participant (et non adorant) aux cultes avec les autres, il cherchait toutefois une occasion favorable pour livrer Jésus aux ennemis de la Vérité.
C'est ce qui arrive à tout homme quand le cœur est vaincu par le mal: il assiste aux réunions, mais jamais à la communion. Le maître le savait! Aussi, Il regarda Judas et lui dit: "Ce que tu as à faire, fais-le vite". Ce qui est écrit, est écrit ! La prophétie biblique ne faillit point!
Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Que la grande apostasie de ce jour de la fin a pris Dieu par surprise? Non! La Vérité qui trébuche dans les lieux publics, l'abndon de la foi, la trahison des faux adorateurs, la cupidité cachée derrière le voile de la piété ou de la sainteté ... Tout est écrit! Et, tout s’accomplit selon ce qui est écrit! Ce que Judas a fait, les antéchrists qui se sont levés au milieu de nous dans cette dernière heure le feront aussi. Cependant, que donnerait un homme en échange de son âme?
Tout comme le souverain sacrificateur, sa cour et ses alliés qui régnaient sur le judaïsme livrèrent Jésus à la mort ; ainsi le souverain pontife et d'autres dirigeants alliés du christianisme mondial se lèveront contre la Vérité et contre tout ce qui s’appelle Dieu ou qui est adoré. Que celui qui lit 2Tes.2:3-7 fasse attention car, le mystère de l'iniquité agit déjà en cette dernière heure! Méfiez-vous donc!
Que donnerait un homme en échange de son âme?
Pire encore est ce qui vient après: le signe de trahison. Cette foule rebelle ne savait pas où se trouvait Jésus ; Judas le savait. Beaucoup ne Le connaissait même pas. Aussi Judas leur servit de guide et leur donna un signe: "Celui que je baiserai, c’est Lui". Mais comment Israël pouvait-il rejeter Jésus sans Le connaître? Comment cette génération-là pouvait-elle Le rejeter sans L’avoir d’abord entendu? S’ils Le connaissaient bien, auront-ils eu besoin de quelqu'un pour les guider? Ou d’un signe pour le reconnaître? Esaïe, le prophète, n’a-t-il pas prophétisé à son sujet disant: "Il n'avait ni beauté ni splendeur propre à attirer nos regards, et Son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et délaissé par les hommes, homme de douleur, habitué à la souffrance, Il était pareil à Celui face auquel on détourne la tête : nous L’avons méprisé, nous n’avons fait aucun cas de Lui » (Es.53: 3,4).
Jésus n'a-t-il pas que : «Tout ce qui est élevé devant les hommes est abomination devant Dieu"? Aussi, beaucoup de gens se tromperaient en pensant qu’aux jours de Son ministère terrestre, Jésus rivaliserait en honneur les sacrificateurs d'aujourd'hui, élevés et honorés par les hommes et les princes de la terre. Bien sûr que non! Même Hérode ne Le connaissais pas et ne Le vu qu’en cette occasion-là. Jésus a été élevé au-dessus tout, par Dieu, après Sa mort et Sa résurrection ; ayant reçut le nom qui est au-dessus de tout ; afin de recevoir l'adoration de tous (Phil.2 :6-11).
Aujourd'hui encore, pour combattre les oints de Dieu, Satan utilise aussi les individus très proches de ces instruments de Dieu (comme l'ivraie parmi le blé ou Judas près de Jésus). C’est ici l’ivraie qui s’introduit dans nos réunions d’adoration, mais qui déteste et méprise la doctrine de Dieu et Ses prophètes.
Judas ne L'a-t-il pas appelé : "Rabbi!", avant de Le baiser? (Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur! Seigneur!). Il L’a encore appelé Maître, même Le trahissant! Et, il L’a trahit en Le baisant! Or, nous savons fort bien que, le baiser est un signe d'amour, de passion et d’adoration. Car, les mots baiser et adoration ont une même signification dans leur sens étymologique. Regardez donc ces idolâtres devant les statues de leurs saints… que font-ils? Ils les couvrent des baisers. Cela signifie qu'ils les adorent. L’Écriture de Ps.2: 12 nous dit: «Baisez le Fils, de peur qu’Il ne s’irrite ». Cela signifie ni plus ni moins: "adorez ou rendez hommage au Fils." Quoi donc? Ce qui était en fait un signe d’adoration est devenu un signe de trahison. D'où l'admiration de Jésus: «Judas, c’est avec un baiser que tu trahis le Fils de l'homme?». Car, ce baiser, c’était en principe pour adorer le Fils de l'homme et non pas pour le trahir. Et Judas trahit Jésus par un signe d’adoration. Ceci ne peut pas vous échapper: il L’a trahi en L'adorant! Quel contraste, diraient certains! Or, voici ce qui se passe exactement en ce temps de la fin. Y a-t-il un élu dans cette génération qui comprenne cela?
Nombreux sont ceux qui pensent que, quand on parle de l'apostasie, cela sous-entend que les églises seront fermées ; et bien de gens arrêteront de prier... ou de fréquenter les églises ; d’assister aux réunions de prières ou cultes. Non! Quand on parle de l'apostasie, cela signifie que les gens vont trahir la vérité tout en allant tous les jours dans leurs églises qui enseignent des commandements d'hommes et invalident la doctrine de Dieu. LA VERITE DE DIEU REVELEE SERA POUR EUX SCANDALEUSE ET COMPLETEMENT CHOQUANTE A LA FOIS ; malgré cela ils continueront à appeler Jésus: Seigneur, Maître ou Rabbi. C'est ici le baiser de Judas.

************************************