MALACHIE 4: 5-6 : UNE PROMESSE MAL COMPRISE

Il va sans dire que notre génération tout comme Israël à l’époque attend la seconde venue de Christ. Et comme je viens de le dire dans le chapitre précédent, tous ceux qui connaissent la pensée de Dieu et suivent avec attention l’accomplissement de la Parole prophétique savent qu’il y a une similitude frappante entre les deux venues du Christ. C’est ici où je fondes ma foi – moi qui fait partie de l’Eglise et non d’Israël - dans la promesse de Mal.4: “Voici, je vous envoie Elie le prophète avant le jour grand et terrible”.
Avant la première venue du Seigneur. Dieu a envoyé un homme avec un message pour préparer le chemin. Cet homme a, selon les écritures, marché avec l’Esprit et la puissance d’Elie pour établir la foi en Jésus-Christ qui n’existait pas en Israël. Car, Israël ne connaissait pas Jésus. Voici pourquoi j’affirme que Jean-Baptiste n’est pas venir rétablir, mais plutôt établir. C’est plus qu’un jeu des mots, une frappante révélation: rétablir veut dire établir de nouveau. Comment voulez-vous établir de nouveau quelque chose qui n’a jamais existé? Jésus n’était pas encore manifesté au monde. Et Jean dit: “C’est pour qu’Il soit manifesté à Israël que je suis venu…”. Il est venu établir parce que sa doctrine c’était quelque chose de nouveau, aussi sa prédication troubla Israël. Mais ne perdez pas ceci: Israël avait perdu la foi en Dieu au désert, lors de la grande apostasie (l’adoration du veau d’or). Aussi Dieu leur donna la loi comme un pédagogue. Les pères d’Israël marchèrent ainsi prisonnier de la loi. Les prophètes qui ont prophétisé touchant la grâce du Christ ignoraient tous des circonstances et des temps – ou époque - marqués pour l’accomplissement de ces choses dont ils rendaient témoignage.  Il est vrai que depuis les patriarches tout hébreux attendaient Celui qu’on appelait tantôt, la postérité d’Abraham, le Schilo, le Messie ou Rédempteur, le Roi ou Seigneur d’Israël, le Messager de l’alliance, etc.… jusqu’à l’apparition de Jean-Baptiste. Celui-ci, en établissant la foi de Jésus en Israël, ramenait ainsi le coeur (le coeur, au singulier, de plusieurs personnes symbolise LEUR FOI UNIQUE) des pères d’Israël aux enfants qui avaient reçu la révélation de qui étaient Jésus: le Dieu d’Israël incarné dans le Fils, le Christ, celui sur qui reposait la domination (Es.9:6 : Mat.16:16,17).

Celui à qui toute la loi et les prophètes rendaient témoignage et, qui selon Joël 2:28 deviendrait l’Objet CENTRAL du témoignage des enfants de la promesse en Israël (qui sont les apôtres et les disciples du Seigneur Jésus de la première heure) comme l’affirme l’apôtre Pierre le jour de la pentecôte dans sa toute première prédication.

         Je veux mettre une délimitation très claire entre les deux temps d’accomplissement de cette prophétie: Israël a une grâce différente de celle de l’église, Dieu traite d’abord avec Israël, et ensuite - pas en attendant – avec l’Eglise. Pas en même temps; l’un après l’autre.
         Voici ce que j’entends: à partir de Jean Baptiste, le Royaume des cieux est annoncé. C’est la grâce de Dieu qui est descendue sur la terre. Et cette bonne Parole est venue premièrement à Israël par Jean-Baptiste, comme précurseur – parce qu’après lui, Jésus et les apôtres ont annoncé le même message. Cependant Israël rejette son Messie. Quoi donc? Dites-moi, après la grâce vient quoi? Le jugement bien sûr. Aussi par la bouche de Jésus, un jugement terrible s’abat sur Israël (voir Matthieu, chap.23). Jésus leur dit: “Votre maison vous sera laissée déserte”. I-KABOD! La grâce et la gloire ont été bannies d’Israël. Et lorsque la grâce s’en va, le jugement s’ensuit. Le pays d’Israël est frappé d’interdit. Une grande tribulation s’abat sur les juifs après le rejet du Messie tel que le Seigneur Jésus l’avait prophétisé (Mat.24:15-20). Et, tout celui qui a vu les calamités qui se sont abattu sur Israël depuis l’an 70 après J.c, quand Jérusalem fut brûlée par Néron et son temple détruit, jusqu’au massacre des juifs de la seconde guerre mondiale atteste que notre témoignage est vrai. Dieu fera-t-Il quelque chose à l’improviste; prendrait-Il au dépourvu Son propre peuple? Non, Il leur envoya Jean-Baptiste avant ce jour-là. Et Jésus dit: “Tous ceux qui ont rejeté le témoignage de Jean ont rendu nul à leur égard le Conseil de Dieu”. Vous voyez? Examinez maintenant les écritures et convenez avec moi sur ce point: la Bible ne nous parle plus d’un jour de jugement ou de vengeance de Dieu pour Israël, mais plutôt d’une réintégration d’Israël après les temps des nations (Car dans le dessein de Dieu, Israël n’est JAMAIS compté parmi les nations – Nu.23:9). Ce que Paul qualifie, d’une “résurrection d’entre les morts”. Qu’il me soit permit d’anticiper un peu ne fût-ce que pour vous dire qu’il est écrit en Apocalypse 7 qu’avant que la terre ne soit frappé d’interdit, les 144.000 israélites sont scellés au front, “le reste selon l’élection de la grâce” dont parle Paul aux romains. Ils ne tombent donc pas sous la malédiction qui frappe la terre. Mais alors, si Israël n’est plus concerné par le jugement, de qui Dieu se vengera-t-il en ce jour grand et terrible à venir? Des nations qui ont foulées au pied Sa grâce. Voilà la vérité! SEULEMENT DES NATIONS. Vous me diriez? Mais Israël n’a pas seulement que 144.000 habitants, et les autres?  C’est encore ici la vérité; dure à supporter pour ceux qui ne connaissaient pas la logique de Dieu: ces israélites qui ne font pas partie des 144.000 scellés ne sont pas compté, ni regardés comme Israël dans la prescience de Dieu. Ils périront comme des simples hommes. Selon qu’il est écrit:
“Ce n’est point à dire que la Parole de Dieu soit restée sans effet. Car TOUS CEUX QUI DESCENDENT D’ ISRAËL NE SONT PAS ISRAËL, et pour être la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants… c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair – la nationalité israélienne – qui sont enfants de Dieu, mais que CE SONT LES ENFANTS DE LA PROMESSE QUI SONT REGARDÉS COMME LA POSTÉRITÉ”. (Rom9:6-8)
Et l’écriture poursuit aux versets 27 et 29: “Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, UN RESTE SEULEMENT sera sauvé… Et, comme Esaïe l’avait dit auparavant: Si le Seigneur des armées ne nous eût laissé UNE POSTÉRITÉ, nous serions devenus comme Sodome, nous aurions été semblables à Gomorrhe”.

Voyez-vous? Même la loi et les prophètes rendent témoignage à cela. Il n’est aucunement question dans les écritures d’un salut national,  comme certains prédicateurs l’enseignent, en ce qui concerne la réintégration d’Israël, mais plutôt d’une postérité, d’un reste selon l’élection de la grâce, à qui s’adresse cette promesse. De même que du temps du roi Achab, Dieu n’avait que sept mil hommes qu’Il s’est réservé en Israël, et qui ne se sont pas courbés devant Baal; aujourd’hui, la promesse de la réintégration d’Israël à la fin du temps des nations ne concerne que les 144.000 hommes qui n’auront point fléchi les genoux devant l’homme du péché, l’Anti-Christ séduira le monde entier et fera une alliance de paix qui trompera même l’Israël actuel. Ce qui permettra que l’abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel soit établi dans le lieu saint. Oui, l’Anti-christ s’installera à Jérusalem, la ville du Grand Roi, et toutes les nations de la terre, même Israël à part les 144.000 l’adoreront. Aussi, ces apostats seront détruits au jour de la vengeance avec les nations. Voici pourquoi l’Ecriture dit: “J’avais dit: vous êtes des dieux –car la Parole de Dieu leur a été adressée premièrement – vous êtes tous des fils du Très-haut. CEPENDANT VOUS MOURREZ COMME DES HOMMES, vous tomberez comme un prince quelconquevous voyez cela? – . Quand? Lorsque Dieu se lèvera pour juger la terre!
Entre-temps, Israël est foulé aux pieds par les nations, pas physiquement, parce qu’aujourd’hui Israël est un état industrialisé, beaucoup plus puissant que les nations du “tiers-monde” comme on dit, et aussi, une puissance régionale dans le moyen-orient. Lorsqu’il est dit dans les écritures qu’Israël est foulé aux pieds par les nations, ceci est en rapport avec le dessein de Dieu. Dieu ne voit pas les choses à la manière des hommes. Aujourd’hui, la grâce est sur tout païen pour qu’il se repente de sa mauvaise voie et se réconcilie avec Dieu. Israël est endurcit; séparé de Dieu. Vous saisissez la différence?
En lisant donc cette prophétie de Malachie, il est évident qu’il reste un jour grand et terrible du jugement de Dieu qui s’abattra sur les nations après le temps de la grâce qui nous est faite. Que fait l’église des nations à la fin des temps? Tout comme Israël en son temps, l’Eglise foule aux pieds la grâce de Dieu et se choisit d’autres dieux par des doctrines étrangères et des démons. Jésus-Christ, la vrai Parole de Dieu souffre beaucoup et est rejetée par les gentils au profit de leurs traditions (voir la lettre du Christ à l’église de Laodicée). Que reste-t-il encore pour cette église? Sinon, une attente terrible du jugement.
Alors que Heb.6:4-8  nous enseigne que cette église qui a rejeté la bonne Parole de Dieu dont elle a été abreuvée, ne peut plus être amenée à la repentance. Telle chose est IMPOSSIBLE! La Bible enseigne que cette terre qui malgré l’abondante pluie de la grâce qui tombe sur elle ne porte pas des bons fruits, mais produit plutôt des épines (ces hommes à l’apparence de la piété mais qui renient la doctrine du Christ et remplissent la terre et l’église de violence et de haine) sera brûlée à la fin. Et le feu, c’est le jugement de Dieu, sa vengeance; comme pour Sodome et Gomorrhe. Ce jugement qui, selon 1Pi.4:17 “commence par la maison de Dieu”. Aussi Jésus nous avertit-Il: “Ce qui arriva du temps de Lot, arrivera à l’avènement du Fils de l’homme”. Comme pour Israël; ce ne sont pas tous ceux qui appartiennent aux églises qui sont chrétiens. Seuls les enfants de la promesse, nés de l’Esprit sont regardés comme enfants de Dieu. Les autres périront aussi comme des simples hommes. Je ne cherche pas à vous faire peur. Je   vous avertis comme des frères; mes frères.
Dieu jugera-t-Il l’église, détruira-t-Il les nations sans les avertir? D’aucune manière! Voici la même prophétie de Mal.4:5-6, cette fois-ci s’accomplissant – selon le critère de la double référence – pour l’église: “Je vous envoie Elie le prophète avant ce jour grand et terrible du Seigneur. Il ramènera les coeurs… des enfants aux pères”. Vous voyez? Il n’est plus question de Jean-Baptiste. Jean n’est pas le prophète de l’église du Christ. Il a été envoyé en Israël, sa mission terminée, il ne s’est pas joint au groupe de Jésus, il est resté à l’écart. Donc, s’il est vrai, comme la logique de Dieu nous le montre, qu’avant la seconde venue du Seigneur qui coïncide avec le rejet du Christ par l’Eglise des nations et le jugement qui va s’abattre sur la terre (voici pourquoi Il vient, par l’enlèvement chercher son petit troupeau pour le mettre à l’abri des fléaux - Apoc.3:10,11 ), un prophète “Elie” doit venir pour essayer de ramener cette église sur l’ancien et bon chemin qui mène au salut, cela ne peut pas être Jean-Baptiste de nouveau, mais un prophète de l’Eglise des nations, tiré des nations - parce que il doit être un gentil – mais qui aurait un ministère identique à celui de Jean-Baptiste: non seulement pour rétablir la foi originelle qui a été donnée (établie) une fois pour toute et qui fait l’objet du combat spirituel de tous les temps – ce que quelqu’un a qualifié de “Conflit des siècles” - . Conflit entre la Vérité et les forces du mal qui a finit par prendre des proportions alarmantes en ce temps de la fin à cause de l’apostasie généralisée; mais aussi, ouvrir une nouvelle ère dans laquelle, les enfants de Dieu appelés, selon la promesse de Joël 2:28,  prophétiseront en ce temps de la fin pour l’achèvement de l’oeuvre de l’église (le second temple).
Or selon la promesse, tout comme dans les derniers jours de la grâce pour Israël, les fils des prophètes (apôtres) prophétisèrent et jetèrent le fondement de la foi chrétienne, dans les derniers jours pour l’église, les fils des apôtres (qui sont devenus les pères de l’Eglise) prophétiseront aussi pour achever l’édification de l’église dans la vérité originelle ainsi que le perfectionnement des saints dans cette  même foi.  Mais comme pour le cas des pères d’Israël, il y a eu un précurseur– c’est-à-dire, celui qui commence quelque chose –  de l’oeuvre apostolique pour  l’établissement de la foi de Jésus en Israël par la première pluie, aussi pour les enfants que nous sommes il doit en avoir ABSOLUMENT un pour l’oeuvre de rétablissement ou de la restauration de toutes choses qui est menée à terme par la pluie de l’arrière-saison. Et comme je le disais plus haut: nous avons deux hommes différents, deux chairs, mais le même esprit à l’oeuvre. Cette fois-ci, nous pas pour ÉTABLIR, car, au commencement Paul  et les apôtres ont établi : “Moi, en sage architecte, dit-il, j’ai posé le fondement” ; mais plutôt pour RÉTABLIR L’AUTEL DE L’ÉGLISE QUI A ÉTÉ DÉTRUIT, la doctrine originelle qui a été ensevelie sous la montagne des prescriptions humaines et autres hérésies. Ce qui a été c’est ce qui sera, et Dieu ramène les mêmes choses”. Amen!
Nous sommes les héritiers de la promesse de Joël 2: 28 dans les derniers jours de la grâce pour l’église des nations. C’est donc nous qui fermons la boucle et scellons cette prophétie. Ne doutez pas de ceci. C’set AINSI DIT LE SEIGNEUR! Voici, examinez attentivement Joël 2:28-30 : le prophète parle de l’Esprit que Dieu répond sur des fils et des filles qui prophétisent avant le jour grand et terrible du jugement. Où plaçons-nous ce jour? Devant nous, bien sûr. Il vient. Il est proche. Mais un lecteur distrait de la Bible va s’acharner à défendre que la chose s’est déjà accomplie à la pentecôte. Non, chers frères. A la pentecôte, Pierre fut remplit du Saint-Esprit, cependant en annonçant l’accomplissement de la prophétie de Joël, l’apôtre Pierre ne se réfère pas au jour grand et terrible mais plutôt au jour grand et glorieux. Vous avez notez cela? Le Saint-Esprit ne se trompe pas! Pierre en était remplit. Cela veut dire que l’Esprit sur eux annonçait l’entrée dans la gloire du crucifié qui devenait ainsi la porte de salut pour tout celui qui l’invoquera. Un jour glorieux donc, pas de vengeance : “Que toute la maison d’Israël sache avec certitude que ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait Seigneur et Christ”. Etienne a déclaré en ces jours-là : “Je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme assis à la droite de Dieu”. Paul confirme cela: “Ayant été obéissant jusqu’à la mort, la mort de la croix, aussi Dieu L’a souverainement élevé et Lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom. Afin qu’au nom de Jésus tout genoux fléchisse…”. C’était LE JOUR GRAND ET GLORIEUX. Tandis que, nous, NOUS PROPHÉTISONS DANS L’ÂGE OÙ IL EST RÉJETÉ: avant le jour grand et terrible. Alors qu’Il se tient à la porte; hors de l’Eglise. Voici pourquoi j’affirme que nous sommes les véritables héritiers de la promesse de Joël 2:28-30. Et dans notre prophétie nous disons : La fin vient!  Par le ministère du temps de la fin. C’est alors que Esaïe 61:1-2 s’accomplit totalement en harmonie avec Joël 2:28-30. Alléluia! Que celui qui peut comprendre comprenne!