Libéralité et nouvelle naissance

« Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j'ai fait tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple. » (Lc.19 :8)
 
L’exemple de Zachée prouve on ne peut plus clairement que, dans l’Eglise, parmi ceux-là qui sont à la recherche du salut, il n’existe pas que des mauvais, mais aussi des bons riches.
La différence entre le deux est que le mauvais riche est riche pour lui-même… égoïste et egocentrique ; alors que le bon riche est libéral.
Comparons maintenant Zachée d’avec le jeune homme riche de Lc.18 :18-25 et essayons de comprendre ce que le Saint-Esprit veut nous enseigner à ce jour et à propos : les deux sont allés à la rencontre du Seigneur Jésus ; à la recherche du salut. L’un s’est mis à distribuer ses biens aux pauvres et à rembourser à ses redevables ; alors que l’autre s’attrista quand Jésus lui dit de faire exactement la même chose, et justement à cause de cela s’éloigna du Maître.
Quoi donc ? La vérité dans ces deux attitudes différentes nous est révélée dans les réponses du Seigneur aux deux. Du mauvais riche, Il dit : « Jésus, voyant qu'il était devenu tout triste, dit: Qu'il est difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu! Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. » Lc.18 :24,25 ; alors que de Zachée, il dit : « Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Lc.19 :9,10
Donc, ce que le jeune homme prince ne put recevoir ce jour-là, Zachée l’expérimenta lui. Quoi : LE SALUT, bien sûr !
Voici ce que je discerne : plusieurs fois, j’ai entendu des prédicateurs agacer littéralement les oreilles des gens avec d’incessants appels des fonds… « Donnez ceci… et Dieu vous donnera cela » ! « Venez bénir les serviteurs (oints) du Seigneur et Dieu se souviendra de vous », etc. Or, c’est le SALUT qui produit la vraie libéralité chez le croyant ou chrétien. Car, la repentance qui mène à la conversion, produit la NOUVELLE NAISSANCE ; c’est-à-dire, une ville nouvelle délivré de l’avarice et de la cupidité que la Parole de Dieu compare à l’idolâtrie. Et, dans ce cas, un culte qu’on rend à Mammon, dont on est esclave sans s’en rendre compte.
Jugez-en vous-mêmes ! Les riches de ce monde sont-ils libéraux ! NON ! Ils sont plutôt cupides. Et, quand bien même il arrive qu’ils puissent distribuer leurs biens aux pauvres ; ou faire des dons aux nécessiteux, cela ne vas pas sans intérêts (parfois non dévoilés). Aussi, l’écriture de 1Cor.13 :3, dit : « Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien».
La charité (ou l’amour) est généreuse, magnifique ou libérale. Sans cela l’offrande n’a aucune valeur aux yeux de l’Eternel-Dieu. Et, c’est justement cela que seul le salut peut produire dans le cœur du croyant : l’amour. L’amour en ce Dieu-Sauveur ; mais aussi… l’amour envers son prochain. Car, en ce moment nous faisons partie du Royaume de Dieu. Or, Dieu étant amour et libéral, dans Son Royaume : l’égoïsme, l’individualisme ou l’égocentrisme ne peuvent subsister. Et, ici nous sentons que nous vivons aussi pour l’autre… ce nécessiteux qui est à côté de nous. Oui, nous sentons que nous devons partager notre vie avec le prochain. Selon ce qui est écrit :
« Je vous ai montré de toutes manières que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » (Act.20 :35)
Voilà ce qui explique l’attitude de Zachée, cet homme qui a expérimenté le salut et est entré dans le Royaume de Dieu : la joie et le bonheur ; au contraire de l’autre riche qui lui, s’attrista à l’idée de partager ses biens avec les pauvres.
Savez-vous que la libéralité est une grâce excellente qui vient de Dieu Lui-même ? Un don ineffable produit par le Saint-Esprit dans le croyant ? Cela est prouvé dans la vie de l’église primitive où ces libéralités ont abondé parmi les sauvés, appelés à être saints. Selon qu’il est écrit :
« La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n'y avait parmi eux AUCUN indigent: tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres; et L'ON FAISAIT DES DISTRIBUTIONS A CHACUN SELON QU'IL EN AVAIT BESOIN. » (Act.4 :32-35)

La même chose arriva aussi avec les églises de la Macédoine et à Corinthe :
« Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s'est manifestée dans les Églises de la Macédoine. Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l'atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l'assistance destinée aux saints. Et non seulement ils ont contribué comme nous l'espérions, mais ils se sont d'abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. (2Cor.8 :1-5)

         Si vous êtes dans l’Esprit vous comprendrez maintenant, ce que Dieu veux vous enseigner à ce jour. Ce qui se passe aujourd’hui dans nos églises est véritablement honteux. Nous assistons à un nouveau commerce établi dans l’Eglise du Christ. On parle tellement d’argent dans nos cultes, qu’il ne reste presque plus de temps pour parler du salut. Vous ne pouvez et ne devez jamais forcer des gens à payer leurs dîmes à Dieu ; à donner leurs offrandes ou à faire des aumônes, etc. Gal.6 :6 est devenu le cheval de bataille des biens de mercenaires qui se sont introduits dans la moisson du Seigneur pour un salaire ; au point d’obliger les croyants à leur prendre en charge. Ne faites pas cela, chers frères ! Cette pratique éhontée jette le discrédit sur tous les serviteurs de Dieu ; à tel point que les gens nous regardent d’un très mauvais œil. Voire même… le fait de se présenter comme « pasteur » dans certains milieux est devenu motif de honte, car laissant cours à bien des commentaires moqueurs. Aussi, je vous exhorte, chers frères, si vous êtes serviteurs de Dieu, n’imitez pas ces mercenaires-là dans leurs pratiques.   
Voyons voir, quand je prêche au gens que les femmes doivent se taire dans les assemblées des saints ; et que lorsqu’elles prient ou prophétisent, elles doivent catégoriquement se voiler la tête, ces faux ouvriers se dressent contre moi et disent : « Ça c’est ainsi dit Paul ». Mais lorsque moi-même je m’oppose à cette pratique honteuse de trafic de l’Evangile sous prétexte de payer « l’offrande du prophète », ces mêmes personnes brandissent l’écriture de Gal.6 :6. Et, lorsque j’attire leur attention sur le fait que c’est le même Paul qui a écrit cela, ils disent cette fois-ci : « C’est la Parole de Dieu ! » De quelle coté est passée la Vérité ? Quand, je prêche que la femme ne peut porter des vêtements d’homme, on met dit : « Ça c’était du temps de Moïse. Nous ne sommes plus sous la loi, mais plutôt sous la grâce ». Entretemps, ils insistent tellement à prêcher sur les dîmes et les offrandes par élévation en s’appuyant sur la même loi, selon Mal.3 :7-12. Quel esprit anime ces gens ? Quelqu’un peut m’expliquer comment un adventiste du septième jour peut, contre la loi, défendre que leurs femmes puissent porter des pantalons alors que, selon la même loi, ils s’obstinent à garder le sabbat comme condition pour le salut ? Jugez-en vous-mêmes !
La raison fondamentale pour laquelle je n’accepte jamais des offrandes des gens non-convertis pour l’œuvre de Dieu est en 2Cor.8 :5 : « Et non seulement ils ont contribué comme nous l'espérions, mais ils se sont d'abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. »
Voilà pourquoi je dis ici que la vraie libéralité, est conséquence de la nouvelle naissance. Lorsque l’éclat des richesses de ce monde s’éteint devant les richesses du Royaume de Dieu ; alors les hommes se dépouillent volontairement de leurs biens matériels pour en gagner des spirituels. Voilà ce qu’à fait Zachée en ce jour-là !  Voilà ce qui interprète le comportement de ces frères de l’église primitive qui vendaient leurs propriétés pour aider les indigents. Ce ne sont pas les apôtres qui les ont obligés à faire cela. Non, messieurs ! Ne mentez pas contre la Vérité ! Ils se sont donnés au Seigneur d’abord de tout leur cœur ; ensuite la grâce de Dieu s’est manifestée en eux. Et, la joie débordante… le bonheur de vivre réconcilier avec Dieu a produit en eux d’abondantes libéralités pour l’assistance des saints.
Voilà ce que je vous dis : lorsque vous prêchez la Vérité, les âmes sauvées débordent de cette joie ineffable… de ce bonheur que la nature humaine ne peut expliquer. Alors, les fils de Dieu vous aimeront et ils vous donneront VOLONTAIREMENT ; même au-delà de leurs propres moyens. J’en suis un exemple vivant. Aussi, je glorifie Dieu pour cette grâce.
Un homme qui a effectivement expérimenté le salut n’a nullement besoin d’appels incessants d’argent pour venir en aide à un nécessiteux ; ni d’être contraignit pour apporter son offrande à l’église, payer sa dîme ou partager ses biens avec ses pasteurs. S’il a quelques biens, quelques richesses, quelque surplus, il cherchera son prochain pour partager avec lui. Oui, il partagera avec les autres ce qu’il reconnaît avoir reçu par la grâce divine. Il le fera car, Dieu étant libéral, le « JEHOVA JIRÉ » manifesté qui a fait Sa demeure chez tel homme, manifestera cet attribut dans le croyant. Il le fera avec joie, car : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».
Pourquoi donc tous ces manœuvres astucieuses et insistantes qui visent à « soutirer » de l’argent aux gens, et plus grave encore… de fois contre leur propre volonté (car, ils donnent en murmurant, et Dieu déteste cela) ? Car, ces gens sont privés de la Vérité de la Parole ; donc privés du salut. Et, dans ce cas-ci, ils ne peuvent pas recevoir le Saint-Esprit que Dieu donne seulement à ceux qui Lui obéissent ; mieux… obéissent aux préceptes et commandements de Sa Parole. Ils ne peuvent donc pas donner avec joie et libéralité, comme Zachée. Car, ils sont encore esclaves de la cupidité ou de l’avarice; de l’égoïsme ou égocentrisme ; convoitant encore plus pour eux-mêmes et ne pensant point aux autres.  Voici ce pourquoi le jeune homme riche s’attrista.      
         Aujourd’hui, par le matérialisme triomphant dans l’Eglise du Christ, ce qui arriva du temps où l’empereur païen Constantin qui séduit l’’eglise chrétienne par ses dons et offrandes arrive encore de nos jours. C’est ici le discernement : pourquoi Constantin a-t-il offert de l’argent et des biens à l’église chrétienne ? Dans l’intérêt caché de se servir plus tard de l’église chrétienne pour augmenter son propre pouvoir, ainsi que l’autorité de son empire sur la terre. Pourquoi, Balak a-t-il donné de l’argent à Balaam ? Dans l’intérêt caché de maudire le peuple de Dieu et de sauvegarder son propre royaume et autorité. Pourquoi aujourd’hui encore, et dans nos pays, les autorités politiques donnent-elles de présents aux pasteurs et l’assistance financière aux églises ? Dans l’intérêt caché de se servir de ces églises pour fortifier leur propre influence et pouvoir. Seul un homme vraiment dépourvu d’entendement ne peut ne pas comprendre cela.
 « Les présents corrompent le cœur. » (Eccl.7 :7) :
Nombreux sont les ministères et églises placées sous la dépendance de présumés « partenaires » dont la mission est aider matériellement les ministres de l’Évangile et leurs églises. Or, en réalité ces mauvais riches qui ne savent même pas ce que c’est que le salut, asservissent des pasteurs à cause de leurs propres intérêts. Au lieu de s’occuper des troupeaux du Seigneur, ces pasteurs deviennent des « intercesseurs » dédiés aux « affaires » de ces hommes qui ne veulent pas se repentir de leur mauvaise vie. L’église devenant par conséquent une espèce de « purgatoire » pour eux : là où ils apportent les dons de leurs mauvaises fortunes, provenant de sources douteuses… dans l’espérance de voir les prières prolongées de ces pasteurs corrompus « blanchir » leur argent de toute souillure. Là où, en échange de quelques bénéfices octroyés à ces pasteurs, ils viennent « acheter » le pardon de leurs péchés, auxquelles ils ne veulent pourtant pas renoncer et, espérer qu’un jour, même après avoir vécu toute leur vie dans le péché, ils puissent néanmoins « reposer en paix » par la force de la prière de ces pasteurs ; en Dieu n’en plaise !
Regardez de près ces mauvais riches que vous appelez « partenaires » dans vos églises : ce sont des gens, en majorité, non-convertis ; et qui n’ont nullement expérimentés la nouvelle naissance. Ils n’ont jamais eu une rencontre avec Jésus-Christ dans leur vie; donc n’ont jamais fait une expérience de salut avec le Seigneur. Ils corrompent les pasteurs non-affermis avec leurs présents et introduisent le paganisme dans l’église (exactement comme l’a fait l’empereur Constantin, en son temps). Et, vous pensez que ces pasteurs ne savent pas comment ces mauvais riches se comportent ? Bien sûr ! Mais, ils ont peur de leur dire la vérité pour ne pas perdre leurs bénéfices. Ayant pris goût au gain ; ils sont devenus victimes d’un chantage spirituel; et tombent sous l’influence de Mamon. Or, personne ne peut servir deux maîtres, sans que l’un d’eux soit trompé.
Mat.6 :24,25 :« Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. C'est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? »
Le monde offre ses richesses, mais Jésus donne le Salut et nous offre Sa paix. Pourquoi ? Afin que nous ne nous inquiétons pas de nos vies. Car, c’est la sollicitude de la vie (souci du siècle présent) qui a entraîné bien des serviteurs dans la chute. Et, étant tombés sous l’influence du matérialisme ; qui méprisent-ils maintenant ? Le Seigneur Jésus, bien entendu ! 
Ne vous trompez point : on ne se moque pas de Dieu ! Si, vous êtes un serviteur de Dieu, ne vous laissez pas séduire ! Si vous l’êtes déjà, repentez-vous, en entendant cette voix qui crie pour vous.
Dieu est le seul pourvoyeur de Son église ! Et, Il donne avec libéralité ! Oui, Il sait honorer ceux qui Le servent et L’honore aussi. 

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