LE COMBAT ENTRE LA CHAIR ET LA PROMESSE

Mc.15:10: "Car il savait que c'était par envie les principaux sacrificateurs l'avaient livré."

Gen.4:3-8: «Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Eternel une offrande des fruits de la terre. Et, Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l’Eternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui. Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. "

Jn.11:47.48:«Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laisser faire, tous croiront en lui, et les romains viendront détruire et notre ville et notre nation ".

Gal.4:29: "Et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant".

Dieu a, par la bouche du prophète Jérémie, dit ceci: “Placez-vous aux bords des chemins...”. Car, parlant des chemins, il en existe plusieurs. Cependant, le premier pas vers le discernement, consiste à sortir d’abord de ces sentiers que nous avons empruntés jusqu'au moment où la Parole ou volonté de Dieu nous a été révélée. Parce qu’il est difficile de laisser agir le discernement là où dominent les sentiments et les habitudes religieuses; les superstitions et les croyances; les passions, les liens ou les affiliations. Aussi longtemps que nous demeurons prisonniers d’une confession religieuse, l'esprit qui domine ce milieu nous esclavise aux croyances, aux dogmes et aux superstitions qui règne dans cet environnement-là.
Or, selon la prophétie de Jérémie, il existe un bon chemin qu’ont emprunté nos pères. Et, ce n'est certainement pas le chemin du modernisme chrétien, car, l’ancien et bon chemin ne sont qu'UN. Et, c’est ici la voie sainte qui ramène les rachetés du Seigneur à la gloire et la joie éternelle (Es.35: 8). Par conséquent, être sur la bonne voie constitue la première étape vers le salut. Car il est écrit que: pour tous ceux qui emprunteront cette voie, même un insensé ne pourrait se perdre.
Maintenant, je veux parler de ce qui est caché derrière ce que nous voyons. De ce que l'homme charnel ne peut pas ni voir, ni comprendre ou interpréter avec l'intelligence et la sagesse humaine.
S'il est vrai que nous avons compris ce qui a été dit jusqu'à présent, dans cette prédication, nous comprendrions alors qu'il ya une vraie bataille... un vrai combat entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres, entre la vérité et le mensonge. Et, tout ce qui se voit ne représente que les apparences physiques et visibles qui cachent les véritables causes ou intentions cachées de Satan.
Et, ce combat spirituel ne prendra fin que lorsque Jésus-Christ détruira Satan, avec le souffle de Sa bouche.
Comme nous sommes les héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ dans le siècle à venir, il est donc logique que, dans ce siècle, nous puissons avoir part à Ses souffrances; afin d'avoir la pleine assurance d'être en mesure de régner avec Lui. Mais si nous le renions, Lui aussi nous reniera. Et, comme dit l'Ecriture: «Les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées avec le poids éternel de gloire qui nous est résérvée." (Rom.8: 18).
Nous avons vu ici dans la figure de Pilate interrogeant Jésus, que, dans la plupart des cas, la compréhension des questions religieuses va au-delà de la compétence du pouvoir politique peu connaisseur en la matière; mais agissant souvent par influence et agitation du leadership religieux qui mangent à la table des rois. L'Evangile du salut n'est pas une question théologique (la religion de l'homme par contre l’est), ni un champ d'application de la psychologie, de la sociologie ou de la culture, comme certains sages et intelligents de ce monde essayent de le démontrer.
Quand il s'agit de la question de la foi, l'intelligence et la sagesse humaine sont anéanties et confondues.
Pilate ne trouva dans le droit romain, ni du point de vue de la jurisprudence, rien qui puisse condamner Jésus, et conformément à la loi il Le déclara INNOCENT. Cependant, ni même cette sentence de Pilate fut capable de mettre fin au combat qui opposait la Vérité de Dieu aux mensonges des religieux; entre la lumière et les ténèbres... Eh bien, il s'agit ici d'un combat spirituel où toutes les autres sphères de la vie humaine (la société, le pouvoir politique, etc.) sont entrainées dans le TUMULTE provoquée par le diable et ses ministres; pensent des choses vaines et, sans le savoir, se réunissent pour combattre contre Dieu et Son dessein souverain.
Semblable à ce tumulte d’Éphèse qui se souleva contre Paul et ses compagnons. Car, en fait et, selon ce qui est écrit: "les uns criaient d'une manière, les autres d’une autre, parce que l'assemblée était dans la confusion, et la plupart d'entre eux ne savaient pas pourquoi ils s'étaient réunis." (At.19: 32).
Avez-vous compris cela? C'est Satan qui était derrière tout ça. Utilisant qui? Une fois encore, les chefs religieux (ou leaders d'opinions), ici dirigés par Démétrius. Des hommes qui sentaient leurs intérêts étouffés par la prédication de l'Evangile du salut, qui est selon la vérité de Dieu (At.19:24-28).
Aussi, nous comprenons maintenant ce qui se passe aujourd'hui. Et, comme je l'ai dit ici, la véritable Eglise du Christ ne peut en principe pas être un danger pour la société ou la nation. Le tumulte est plutôt produit par l'agitation. E,t derrière tout cela, nous assistons en réalité à une formidable bataille entre la Vérité de Dieu et la tromperie des hommes religieux. Vérité que Satan essaie de détruire, en faisant recours aux puissances de ce monde (politiques et religieux) qui lui appartiennent (Lc.4: 6).
Et pourquoi font-ils cela? La Bible nous donne la réponse en un mot: J-A-L-O-U-S-I-E.
Par conséquent, sachant que nous ne combattons pas contre la chair et le sang, nous ne devrions pas nous en prendre aux gens, ni répondre au mal par le mal. Au lieu de cela, nous ne devons pas nous fatiguer de faire le bien. Et dans ce cas-ci, faire le bien c’est persister dans la prédication de la Vérité de Dieu, sans regarder à l'apparence des personnes et des choses. C’est d'obéir à notre vocation céleste, sans craindre la colère des hommes et des rois; comme Jésus, Moïse, les prophètes Dieu et les autres héros de la foi.
Pilate savait que Jésus a été livré par jalousie, mais il ne pouvait rien faire parce que ce combat-là était spirituel et non charnel; ayant dépassé les limites de la jurisprudence et de tout ce qui est naturel. Nous parlons ici d'une bataille qui n’a pas épargné même la propre femme de Pilate; comme le confirme le recit de son rêve (Mat.27:19). Comme quoi: dans cette bataille-là, personne n'est épargnée… personne ne peut rester indifférent quand il s'agit de la Parole de Dieu. Chacun doit prendre position… en faveur du bien ou pour le mal. Et à la fin chacun recevra sa récompense, selon ses œuvres: bonnes ou mauvaises.
Aussi, parlant encore de cette jalousie qui caractérise l'homme né selon la chair contre celui qui est né de l'Esprit ou de la promesse, la chose remonte encore de plus loin... à Caïn et Abel et les deux autels d’adoration du commencement. C'est là que nous apprenons que Dieu ne se laisse pas influencé, ni par celui qui vient en premier, ni par la beauté extérieure, mais plutôt par la justice du culte qui est selon la Vérité. Or, c'est de là que naquit la jalousie de Caïn. C'est à partir de ce moment-là que Caïn (comme Judas à son époque) se mit à chercher un moment favorable pour tuer son frère.
En regardant de près le culte d'Abel, nous discernons en lui le fondement de la doctrine du Christ: l'Agneau immolé, dont le sang accomplissait la rédemption du pécheur. Et Satan le savait! Dans sa lutte pour l'anéantissement de la Vérité de Dieu, il se servit de Caïn pour tuer Abel. Mais en fait, c'est Satan lui-même qui avait décrété la mort d'Abel. Mais pour manifester ses intentions dans le monde visible et charnel, il se servit de Caïn (le faux adorateur), né selon la chair, pour lutter contre celui qui est né de la promesse.
Étant arrivé à cette compréhension, nous comprenons que la colère et la jalousie de Caïn qui, humainement parlant, n'avaient aucune raison ou justification, nous révèlent ce qui se cachait derrière les choses visibles: il s'agissait en fait de l'esprit anti-christ se dressant contre le témoin fidèle qui agit de la part de Dieu, et selon la Vérité, dans un temps donné.
Il ne s’agissait donc pas de la colère de Caïn, mais plutôt de la colère de Satan lui-même contre le témoignage de la Vérité. Et comme la Vérité de Dieu a été prêché par un témoin visible, et que celui-ci se nommait Abel, il fut donc décrété par Satan qu'Abel devait mourir. Voici ce qui se passe dans chaque génération d'adorateurs. Et pour réaliser ses propres fins, Satan se servit de Caïn qui tirait son origine de lui. Car, c'était un fils du malin ou de la perdition caché dans la peau d'un adorateur: UN FAUX, qui savait fort bien que Dieu n'agréait nullement sa façon de L'adorer.
Voici que la même chose arrive à tous les prophètes de Dieu. Ils ont été persécutés ou tués pour la même raison: la jalousie de ceux qui marchaient dans le mensonge; et qui avaient peur d'être démasqués par le témoignage des messagers de Dieu. Maintenant, nous comprenons ce qui s'est exactement passé entre Jésus (l'Agneau préfiguré dans le sacrifice d'Abel), Judas et les chefs des prêtres et des pharisiens, avec la participation de la puissance politique du monde qui, comme nous le savons, est entre les mains du malin qui le donne à qui il veut. Ce qui était c’est ce qui sera!
La Bible confirme que la semence ou race de Caïn est matérialiste et meurtrière (Gen.4:10-24). Comparant maintenant Cain à Judas, nous pouvons remarquer que les deux sont appelés fils de la perdition. Quoi donc? Différentes générations... des noms différents sous le soleil... différentes apparences physiques, etc. mais l'esprit est le même: celui de l'Anti-christ, qui s'opposent à la prédication de la Vérité de Dieu.
Ce qui est arrivé avec Abel ou avec Jésus-Christ est pareil à ce que souffrent les ministres du Christ et son Église en ces derniers temps. Pourquoi? Parce que leur témoignage confirme que les œuvres du monde sont mauvaises. Et, tout comme cela s'est produit par le passé, aujourd'hui encore, les intérêts des religions matérialistes sont menacés par la prédication de la Vérité. C'est pourquoi les religieux détestent ou haïssent (apparemment sans cause) la véritable Eglise du Christ.
Et, pour la même raison que Caïn a tué Abel, et que le Sanhédrin juif haïssait Jésus-Christ, aujourd’hui les dirigeants religieux du monde haïssent et craignent l'Eglise du Christ, car, elle est co-héritière du royaume du Christ qui régnera sur toutes les nations lorsque s’accompliront toutes choses.
C'est un combat entre la chair et la promesse; entre ceux qui sont nés selon la chair et les enfants de la promesse, nés de Dieu. Comme Caïn contre Abel; Ismaël contre Isaac; Esaü contre Jacob, etc. Comme quoi: Ce n’est pas toujours ce qui vient en premier qui est vrai. Car, il est écrit: "Le premier qui parle dans sa cause paraît juste; vient sa partie adverse, et on l’examine" (Prov.18: 17). Je dis ceci au sujet de ceux qui préconisent que les religions séculières sont les détentrices de la Vérité primitive. Ne vous y trompez!
L'église du Christ est en inimitié constante avec la religion des hommes. Non pas parce que l'Eglise veut être litigieuse, mais plutôt parce que sa vie menace les intérêts de ces religions. Car, cette église est le pilier et le fondement de la Vérité de Dieu. Or, si tout le monde obéissait à cette Vérité, quel serait le sort de ces chefs religieux honorés par les hommes et qui aiment toujours les premiers sièges dans les fêtes et manifestations publiques? La même crainte qui a caractérisé les dirigeants religieux juifs: “Si nous le laissons faire, tous croiront en Lui, puis les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation”. Qu'est ce que c'est? Sinon la crainte de perdre l'influence et les privilèges que leur accordent le manteau de «prêtre». Gloire qu’ils reçoivent de ces ignorants qui, en voyant ces mercenaires (ou salariés c’est-à-dire: ces ouvriers qui ne travaillent que pour un salaire - Jn.10: 12.13), pensent être en présence des vrais messagers de Dieu.

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