LA PAQUE DES JUIFS
(Exode 12: 3-49)


Le Seigneur Jésus a dit :«Le salut vient des Juifs." C’est donc dans le culte que Dieu donna aux enfants d’Israël, par Moïse, que nous devons rechercher la juste et exacte compréhension du Conseil de Dieu; au sujet de ces choses qui leur sont arrivées, et qui nous ont été faites en figures pour nous servir d’instruction ou des leçons.
En lisant Exode 12, nous comprenons que la Pâque a été instituée par Dieu dès le pays d'Égypte. Oh, si les miracles pouvaient sauver ou libérer... Dieu n’en serait pas arrivé là! Voici que Pharaon et toute la terre d'Egypte ont vu la main puissante de Dieu opérer des miracles. Cependant, aucun de ces signes ne put ébranler ce roi et libérer les enfants d'Israël de l'esclavage du pays où ils se trouvaient.
Il a donc fallu dix plaies pour forcer Pharaon à laisser partir le peuple d'Israël. Cela ne signifie pas qu'il était aussi puissant que Dieu. Mais, c’est ainsi que Dieu voulut sceller Son œuvre et magnifier Son nom aux yeux de toutes les nations. Jusqu'à cette dernière nuit-là...
Considérez que Dieu n’a pas dit aux enfants d’Israël: «Quand vous entrez dans le pays que l'Éternel vous donnera, selon sa promesse: rappelez-vous des miracles que je fis ; de l'eau changée en sang; du bâton qui s’est transformé en serpent, etc. » Non! Il dit plutôt : « vous observerez ce culte ». Quel culte? La Pâque, bien sûr! (Ex.12: 24-27). Vous voyez cela ? Dieu n'a pas dit au peuple de célébrer quelque miracle qu’Il aurait opéré dans le pays d'Égypte; mais plutôt la Pâque. C’est pourquoi nous insistons pour dire que: les miracles ne peuvent sauver personne... cela peut en effet bénéficier à quelqu'un, mais pas le sauver. Les miracles ne sauvent pas; mais la rédemption, oui!
Cependant, dans le dernier fléau (qui est aussi un miracle pour les rachetés et une punition pour l'oppresseur) nous est manifestée la Pâque ; pour le rachat des premiers-nés de la maison d'Israël. Aussi, dans la Pâque, nous avons une préfiguration, non pas de tous ces miracles que Dieu aurait opérés au milieu de nous; mais plutôt du sacrifice du Christ. Sacrifice, par lequel nous sommes rachetés de la puissance de la servitude des ténèbres qui opère dans le monde, et sauvés de la mort qui est le salaire du péché.
        C’est grâce à cette révélation donnée à Moïse que le salut a été manifesté aux hommes que Dieu a agréés. Ceci n’est pas le produit des études, pensées ou sciences humaines.
        Selon l'écriture d’Ex.12: 24-27, la Pâque était une fête, une célébration ou un culte à caractère perpétuel (c’est à dire qui dure de génération en génération) donné aux enfants d'Israël, pour leur rappeler le sacrifice qui les a délivrés de la mort et de la servitude (v.26, 27). Ceci n'a rien à voir avec le printemps vu dans le sens de la fertilité ou le renouvellement de la vie comme indiqué dans l'interprétation de la Pâque du christianisme moderne.
Parce que « Pâque », selon les Ecritures et le culte donné aux Juifs, représente le SACRIFICE de l'agneau pour la REDEMPTION ; et non sa résurrection ou renouvellement de vie. Donc, nous parlons de la mort et non de la fertilité. Par conséquent, associer aujourd'hui la Pâque à la résurrection du Christ, au renouvèlement de la vie ou à la fertilité est une grave erreur doctrinale de caractère hérétique. Car, la Vérité de la Parole révélée de Dieu, transforme la Pâque des nations ce qu'elle est en réalité: une fête religieuse inspirée du paganisme des nations, par l'influence d'une religion prétendument fondée sur ​​les préceptes des enseignements du Christ. Ceci explique, par exemple, l’énorme différence entre un culte juif où le repas est fait des pains sans levain et des herbes amères, avec la fête de la « Pâque chrétienne » faite avec des gâteaux, chocolats, œufs, etc.
Le monde a, aujourd'hui, banalisé tout ce qui touche Dieu. Ceci est arrivé aussi avec les festivités que Dieu a données à Israël d'observer, et qui contenaient les éléments du culte céleste, beaucoup plus parfait qui s’accomplit en Jésus-Christ. Car, en Jésus sont amenées à la perfection, toutes ces choses qui nous ont été faites en figures dans les commémorations, cérémonies, fêtes, etc. que Le Seigneur a ordonné au peuple d'Israël.
Je parle de ces choses qui ont été transformées en rituels sans vie dans le judaïsme, avant d'être banalisées et profanées par le christianisme fortement inspiré par les traditions des nations païennes. Tout cela a fini par se transformer en fêtes païennes, ayant la piété seulement en apparence; mais bénéficiant et profitant surtout aux commerçants de blé, levure, œufs, chocolats, etc. et d'autres marchands de la terre ; ainsi que les bourses de valeurs de ces derniers.
        Dans ces prescriptions divines données aux enfants d'Israël, nous trouvons une leçon qui nous est faite en figures, de ce salut qui s’accomplit en Jésus-Christ, par la rédemption; comme cela est révélé dans la Parole de Dieu. Ceci permettra à quiconque qui, de bonne foi, entend ces choses qui sont dites et faites au nom de Dieu, d'examiner si ces discours sont en accord avec les Ecritures. Et certifier de lui-même le plan du salut révélé dans la Parole de Dieu ; tout en réfutant ces faux messages de salut proclamés par les religions des hommes, dans des cultes qui n’ont aucune signification ou mérite aux yeux de l’Eternel.
Cette nuit-là, Dieu révéla à Moïse la mort de tous les premiers-nés du pays d'Égypte. Et, où se trouvaient les enfants d'Israël quand la malédiction a été prononcée sur cette terre? Dans le pays d'Égypte, aussi. Aussi, pour sauver les premiers-nés des enfants d'Israël, Dieu décida de les racheter de la mort; sacrifiant pour chacune de ces familles : un agneau, MALE, sans défaut.
Dans ce symbolisme, nous voyons une préfiguration de la mort du Christ : l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jn.1: 29).
Discernez le commandement de Dieu à propos de ce culte appelé: Pâque. Cela n’appartenait pas au peuple de décider comment chaque famille devrait préparer l'agneau; selon le goût de chacun. C’est Dieu qui a déterminé la façon dont les gens devaient le préparer: ROTIE AU FEU; et le manger: reins ceints, chaussures aux pieds, bâton à la main; le mangeant entièrement et à la hâte.
        Sûrement la différence entre: rôti et cuit est notoire. En rôtissant un agneau complet, on s’épargne de lui briser les os (ce qui ne serait pas arrivé si la viande aurait été cuite dans une marmite, par exemple). Et l’observation rigoureuse de ces principes et recommandations donnés par Dieu ne peut, de la part des disciples, souffrir aucun  changement; selon le bon plaisir de l'homme. Car, l'obéissance dépend avant tout de la compréhension de la pensée de Dieu révélée dans ces choses qui nous sont faites en figure dans l'Ancien Testament, et qui révèlent leur perfection dans le Nouveau. Ainsi, en observant ce qui est arrivé à Jésus, lorsqu’Il a été sacrifié sur la croix, nous comprenons la prescience de Dieu dans la révélation donnée à Moïse. Notamment, par la lecture de l'Écriture Jo.19: 31-36:
« Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l'autre qui avait été crucifié avec lui. S'étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ces choses sont arrivées, afin que l'Écriture fût accomplie: Aucun de ses os ne sera brisé. »
Nous pouvons également noter qu’au v.35, l'apôtre Jean insiste sur le fait que son témoignage est vrai; donc utile pour nous conduire à croire ce qui est écrit. Le fait qu’aucun os de Jésus ne devrait être brisé, nous a été, préalablement figuré  dans la révélation de la Pâque: dans la façon dont l'agneau devait être sacrifié. Et généralement, quand un animal doit être rôti entier, il est simplement transpercé et non rompu. C’est ce qui est arrivé lorsque le Christ, la vraie Pâque, a été sacrifié : Il fut percé et non brisé. Et tandis que la viande cuite souffre de coupures ou cassures, le rôti entier ne l’est pas. Qu'est-ce que cela signifie ? Sinon que la Parole de Dieu ou Parole prophétique ne peut pas être morcelée, découpée, sectionnée (Apoc.22: 19); mais, doit plutôt être acceptée et considérée dans Sa plénitude. Et comme nourriture spirituelle, consommée comme telle. C’est-à-dire, dans sa totalité. Et Jésus est la Parole de Dieu (Apoc.19: 13). Car, de Lui (Jésus) s’alimente tout celui qui veut avoir la vie; comme il est écrit:
« Je suis le pain de vie (...) C'est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. (Jo.6: 48, 50,51, etc.).
Le pain sans levain représente la vie du Christ sans péché. Semblable à la doctrine des pharisiens et des sadducéens; il en est de même de toute doctrine des hommes qui ne s’appuie pas, mais annule plutôt la Parole du Seigneur et souille la chair de l'homme devant Dieu: du levain (Mat.16: 6, 11,12). Parce que la levure est la mauvaise semence qui agite les esprits et stimule les hommes au péché.
C’est pourquoi nous insistons que, dans les choses de Dieu, il ne faut pas émettre des avis ou opinions propres; mais plutôt obéir à la révélation donnée par le Seigneur; sans y ajouter une interprétation particulière. Et du pain sans levain mangé avec des herbes amères ne représente que l'amertume de cette mort que l'agneau (symbolisant le Christ) a dû souffrir à cause de nos péchés; comme il est écrit:
« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Ésaïe 53: 3-5).
        Nous avons parlé de la chair de l'agneau immolé. Qu’en est-il de son sang ? En cette nuit-là, le sang de l'agneau immolé servi de signe sur les maisons des enfants d’Israël. Un signe clair pour la rédemption et le salut de tous ceux que Dieu avait épargné de la mort.

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