LA PÂQUE DES DISCIPLES DU CHRIST
(Mat.26: 17,19, 26-30; Mc.14 : 12-18, 22-26; Lc.22: 7-20)

Et nous voici arrivés maintenant, à l’heure de l’exacte représentation de ces choses qui, autrefois, nous ont été cachées dans des types ou figures.
La Pâque est une ordonnance divine donnée, premièrement, aux Juifs. Et en tant que telle, devrait être observée par tous les hommes qui craignent Dieu. Car, selon l'Ecriture de No.9: 13:
“Mais l'homme qui est pur et qui n'est pas en voyage, qui s'abstient de faire la Pâque, cette âme sera retranchée de ses peuples; car il n'a pas présenté l'offrande de l'Eternel au temps fixe: cet homme portera son péché. »
Jésus a dit : "Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir."(Mat.5: 17).
Il est vain de vous rappeler que Notre Seigneur Jésus est né d'une femme, né sous la loi ; et selon la chair, juif. Il est venu non pour abroger ce qui est écrit; mais plutôt pour l’accomplir. Non seulement « accomplir » dans le sens d’«observer» ou d’«obéir», mais surtout dans le sens d’ « exécuter » ; donc de faire que ces choses qui nous ont été présentées en figures dans l'Ancien Testament s’accomplissent en Lui. Afin de nous libérer de la malédiction de la loi. Vu qu’aucune chair ne pouvait être sauvée par l’observance de la loi. C’’est ainsi que Jésus se présente comme étant le Consommateur. Permettant ainsi que notre foi dans TOUTE L’ŒUVRE ACCOMPLIE PAR LUI, nous conduise au salut et la vie éternelle.
La Pâque s’approchait, et avec elle, le temps où Jésus devait être livré à la mort: « Vous savez que la Pâque est dans deux jours, et le fils de l'homme est livré pour être crucifie.»(Mat.26: 2)  
Et Jésus dit à ses disciples : Et il envoya Pierre et Jean, disant: Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions. Et ils lui dirent: Ou veux-tu que nous l'apprêtions? Et il leur dit: Voici, quand vous entrerez dans la ville, un homme portant une cruche d'eau viendra à votre rencontre; suivez-le dans la maison ou il entrera. Et vous direz au maitre de la maison: Le maitre te dit: Ou est le logis où je mangerai la Pâque avec mes disciples? (Lc.22: 8-11)
Il est bon que nous nous rendions compte que comme par «coïncidence» le Seigneur Jésus a été crucifié le jour où les juifs célébraient la Pâque, selon les Écritures (Jn.19 :14-18). Donc, nous ne voyons pas comment la Pâque pourrait signifier "Résurrection" dans l'interprétation du christianisme.
Maintenant, alors que les Juifs se préparaient, en cette nuit-là ; et afin d’accomplir ce qui a été prescrit dans la loi de Dieu, Jésus envoya Ses disciples en disant: «Allez, et apprêtez-nous la pâque, afin que nous la mangions». Mais, nous savons que, selon la loi de Dieu, Israël se réunissait selon les familles pour manger la Pâque. "Vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison » (Ex.12: 3). Il appartenait donc à chaque  famille d’assumer ses responsabilités pour accomplir fidèlement ce qui a été prescrit dans la loi de Moïse. Donc, normalement, le Seigneur Jésus aurait dû manger la Pâque avec Joseph, Marie, et ses frères et sœurs selon la chair. Mais non ! Aussi, je tiens à nous rappeler ce qui est arrivé dans Mat.12:47-50:
Et quelqu'un lui dit: Voici, ta mère et tes frères se tiennent dehors, cherchant à te parler. Mais lui, répondant, dit à celui qui lui parlait: Qui est ma mère, et qui sont mes frères? Et étendant sa main vers SES DISCIPLES, il dit: Voici ma mère et mes frères; car quiconque fera la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Nous comprenons donc que le Seigneur Jésus, en accomplissant ce qui a été prescrit dans la loi, rassembla autour de Lui, Sa véritable famille : SES DISCIPLES. « Où est le logis où je mangerai la Pâque avec mes disciples? »(Lc. 22:11). Nous pouvons aussi noter que, même les disciples ne se sont pas dirigés, selon la chair, chacun vers sa propre famille ou maison; mais plutôt célébrèrent cette dernière Pâque selon le modèle du Christ. C’est-à-dire, non pas comme juifs qu’ils étaient tous; mais en tant que disciples du Christ.
Ils ne se rendirent ni au temple, ni dans une synagogue quelconque. Le judaïsme s’était organisé autour d'un souverain-sacrificateur, avec des sacrificateurs; docteurs de la loi, scribes, etc.; pour guider le peuple d'Israël dans les choses de Dieu. Le Sanhédrin était là pour ça. Mais Jésus, s’éloigna Lui-même avec Ses disciples, du judaïsme; et là Il mangea la Pâque. IL SEPARA SES DISCIPLES D’AUTRES JUIFS ET FIT UN CULTE À PART. Voici la vérité! Ce jour-là donc, Jésus apporta la division sur la terre en ce qui concerne la Pâques. Par conséquent, depuis Moïse jusqu’à ce soir-là, nous avons: d'un côté la Pâque judaïque (des religieux juifs donc); et de l'autre, la Pâque des disciples du Christ.
        Où est ce que la Pâques des disciples est-elle célébrée? Là où sont réunis ceux qui font la volonté de Dieu. Comme Jésus l’a dit : "Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom ...”.C’est donc là où se trouve le logis… le sanctuaire de Dieu.
        Nous parlons de la Pâque des disciples... pas avec les principaux chefs religieux du judaïsme et le habitués du temple et synagogues. Le Seigneur Jésus se tenait seulement avec Ses apôtres ou disciples à cette table. Même quand quelques railleurs, ennemis de la Vérité et de notre foi, essayent de convaincre le monde comme quoi : dans l'image originale de ce souper, il y avait une femme (soi-disant Marie-Madeleine) inclinée sur l'épaule de Jésus; nous savons que les choses ne s’étaient pas passées ainsi. Parce qu'il n'y avait pas de photographes ou de dessinateurs, invités ce soir-là, dans cette pièce ... pour immortaliser l'événement. Non! Non ! Et encore : NON ! Leonardo da Vinci n’était pas là! Ni le cynique écrivain du "Da Vinci Code". Seulement Jésus et Ses douze apôtres. Voilà ce qui est écrit. Et notre foi est basée sur ce qui est écrit. Tout «mysticisme» autour d'une supposée «vie secrète» ou "enseignements secrets» de Jésus, ne nous intéresse guère. Bien plus, ne se justifie pas ; dans la mesure où Lui-même a déclaré :
Ne les craignez donc pas; car il n'y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière; et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits.”(Mat.10: 26,27)
Lisez et comprenez. Ne spéculez pas ! Discernez ! Voilà ce que nous faisons : nous, les disciples de Jésus-Christ, de toutes Ses paroles. Pas de mysticisme ! Pas des secrets ! Les enseignements qu’Il a donnés en secrets à Ses disciples ont été prêchés ouvertement et publiquement par ceux-ci. Aujourd’hui encore, tout ce qu’Il continue à nous révéler encore dans le secret de Sa présence, par le Saint-Esprit, nous le crions sur le toit. Et, quand quelqu’un animé par le Saint-Esprit éprouve l’Esprit par lequel nous enseignons, il reconnaît la Parole de Dieu. Voilà ! C’est ce que disait Paul : « Si quelqu'un pense être prophète ou spirituel, qu'il reconnaisse que les choses que je vous écris sont le commandement du Seigneur. »(1Cor.14 :37). Détrompez-vous donc, il n’existe pas d’ « enseignements occultes » de Jésus-Christ. Toute Sa Parole est révélée aux Siens. A condition que vous vous convertissez à Lui ! C’est-à-dire que vous venez à Lui de tout votre cœur. Car, tant que vos cœurs seront attachés aux mythes, légendes, superstitions, fables, généalogies sans fins, commandements d’hommes, etc. vous ne comprendrez jamais ce que disent les paroles du Seigneur Jésus. Voilà !
Aussi, je le répète : ce n’est pas le cynisme d’un roman de fiction (le «Da Vinci Code") qui pourrait ébranler la foi d'un vrai disciple du Christ. Avouons-le ... Comment est-ce qu'un tableau peint au XVe siècle (1495-1497) peut changer et corrompre la Vérité qui a été écrite quinze siècles avant, par ceux-là qui l'ont vécue? Pierre était à la table avec Jésus. Donc, il connaissait parfaitement bien qui était le disciple qui s’était penché sur la table ce soir-là ; sur l'épaule du Christ, ou dont la tête reposait sur Sa poitrine. L’Ecriture de Jn.21: 20,21 est péremptoire:
« Pierre, se retournant, voit suivre le disciple que Jésus aimait, QUI AUSSI, DURANT LE SOUPER, S'ETAIT PENCHÉ SUR SA POITRINE, et avait dit: Seigneur, lequel est celui qui te livrera? Pierre, le voyant, dit à Jésus: Seigneur, et celui-ci, que lui arrivera-t-il ? »
Notez l’usage du masculin comme nous l’avons souligné ici. Il est confirmé ici que Pierre a vu "le disciple" et non « la » ; "Pierre le voyant " (pas la voyant), a demandé: «Seigneur, et celui-ci" (pas celle-ci). Et au v.23 nous lisons : « le bruit courut parmi les frères que ce disciple ne mourrait point ».C’est catégoriquement clair qu’il ne s’agissait pas d’une femme; mais plutôt d’un homme. Qui était-il? Sinon le jeune apôtre Jean. Aussi pouvons- nous lire au verset 24, ce qui suit: "C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai ». Qui écrit quoi? Quel est son témoignage? Sinon ce que nous appelons l' « Evangile selon Jean»; et qui a été écrit par un témoin oculaire ; comme le confirme également l'écriture de 1Jn.1: 1-4. Maintenant, comment pouvez-vous remettre en question le témoignage de deux hommes qui étaient avec Jésus à la même table... ce soir-là ; pour prêter foi en un tableau apparemment peint par je ne sais qui, plus de quinze siècles plus tard, et mis en scène par un aventurier écrivain de romans de fiction vingt-et-un siècles plus tard? Quelle logique (même humaine) peut justifier une telle chose?
        Quant à nous, nous ne prêchons pas la fiction, mais plutôt la Vérité de Dieu. Toutefois, chacun est libre de croire ce qu’il veut. Libre de choisir entre la Vérité et la fiction. C’est par là que ceux qui sont de Dieu sont manifestés. Jusqu’à ce que le Jour vienne révéler les intentions secrètes des cœurs.
        Lorsque cette même Marie a brisé un flacon de parfum et en a déversé le contenu sur les pieds de Jésus ; avant de les essuyer avec ses propres cheveux. Ceci était un vrai scandale aux yeux des juifs; étant donné que, pour eux, un vrai prophète ne se laisserait jamais toucher par une femme de mauvaise vie ; comme cette Marie était connue de tous. Cependant, le témoignage de l'Evangile écrit par Ses propres disciples a rapporté toute cette scène sans rien cacher. Pourquoi donc cacheraient-ils la vérité, si ce soir-là cette femme aurait été présente avec eux à la table de la Cène? Qu’est-ce que  Jésus et les apôtres avaient à cacher à ce sujet? Que veulent donc insinuer ces hommes qui défendent ces mensonges? N’est-ce pas par le témoignage de ces disciples que nous avons appris que Jésus fréquentait très souvent  la maison de Marie et de Marthe, sa sœur à Béthanie; étant donné que leur frère, Lazare, était un ami du Seigneur bien connu par Ses disciples? Cependant, je sais que toutes ces insinuations ne sont en aucun cas suffisantes pour ébranler, pas notre fanatisme; mais plutôt notre foi en Jésus de Nazareth, le Christ.
S’il y a des gens qui se disent fanatiques de Jésus, moi je ne le suis pas! Je ne suis pas un fanatique, mais plutôt un disciple de Jésus. Le fanatique est cet adepte aveugle et sans discernement qui exprime sa passion pour quelqu'un par émotions, sentimentalisme et enthousiasme;  de fois extrémiste, et souvent disposé à des conflits et des querelles. Mais le disciple est le contraire de cela. Car, il discerne, connait et croit. Pierre dit à Jésus en Jn.6: 68,69: « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu ».
Je vous invite aussi à lire Ex.8: 10,22 ; 9: 14,29; Deut.4: 35,39; Is.45: 3; Os.4: 6; Jn.8:31,32; 2Pe.1: 5, etc. Nous pouvons constater dans ces passages (et bien d'autres encore) à plusieurs reprises, ceci : « afin que tu saches », "afin que tu reconnusses », «  Sache donc en ce jour, et retiens dans ton cœur », « Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai… », « …vous connaîtrez la vérité », «  joindre à votre foi … la science ».
Nous comprenons donc que : FOI n’est pas FANATISME; mais plutôt le fruit que produit la connaissance dans ceux qui ont reçu l’amour de la Vérité pour le salut.
        Revenons maintenant à notre sujet… Combien de Pâques Jésus célébra-t-Il au cours de ses trente et trois ans sous le soleil? Avec qui aurait-Il mangé les pâques qui précédèrent celle-ci ? La Bible n’en dit mot. Toutefois, cette dernière avait un caractère spécial. Car c’est en cette occasion-là que s’accomplirait la REDEMPTION de tous ceux que Dieu a connus d'avance ; les ayant prédestinés à être semblables à Son Fils. Par conséquent, le  moment venu, Jésus s’assit à table avec Ses disciples et leur dit:
« J'ai désiré vivement manger cette Pâque AVEC VOUS, avant de souffrir; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu ». (Lc.24: 15,16)
        Il s’agit donc d'une Pâque singulière parce que, la mort du Christ annoncée ici signifie libération et rédemption pour les Siens.
Jean Baptiste a donné le témoignage suivant: «Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». C’est cette vérité qui allait s’accomplir. Car l'agneau a un rôle de premier plan dans l'œuvre du salut. C’est par la vie de l'agneau sacrifié que les vies des premiers-nés d'Israël ont été épargnées de la mort et du châtiment cette nuit-là. Et nous (tous les disciples du Christ), aujourd'hui, formons l’ « assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux » (Hébreux 12: 23); dont les vies ont été sauvées par le sacrifice de l'Agneau de Dieu.
        Alors que la Pâque du judaïsme était encore centrée dans la figure de l'agneau du sacrifice, qui ensuite servait de repas aux participants de ce culte; les disciples du Christ ont compris la vérité de Dieu dans toute Sa perfection, au sujet de tout ce qui a été préfiguré dans la Pâque des juifs : lorsque Jésus prit du pain, le rompit et dit: « Ceci est mon corps qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi ». Et, de même, après le souper, Il prit la coupe, en disant: « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous ».
        Ils (les disciples) ont compris les paroles de Jn.6: 51-58. Ils ont compris que la chair de Jésus était vraie nourriture et Son sang, une vraie boisson; avec lesquels les disciples devaient se nourrir. Comme l’a si bien dit Jésus : " celui qui me mange vivra par moi. » (v.57).
Voici donc que les juifs en Egypte ont célébré la Pâque en sacrifiant l'agneau et le mangeant ; alors que le sang leur servi de signe sur leurs demeures, pour la rédemption de ceux qui (par l’agneau sacrifié, bien sûr) ont été épargnés de la mort. Aujourd'hui, cependant, nous nous nourrissons du Christ (l’Agneau de Dieu qui a été immolé pour nous) qui, dans Sa nature ou essence est "Parole de Dieu". Et nous n’enduisons pas le logement extérieur avec Son sang (comme les juifs le faisaient); mais le buvons plutôt. Ceci est un signe de la rédemption pour cette âme libérée (l'homme intérieur) qui ne se voit pas. Notre corps mortel ou charnel étant tout juste, un temple ou une tente dans laquelle habite le nouvel homme racheté par Christ. Il s’agit donc d'une purification de notre conscience des œuvres mortes ; afin de servir le Dieu vivant (Heb.9: 14).
C’est ici la différence fondamentale entre la Pâque des juifs et la Pâques des disciples du Christ: dans la première, le sang a été aspergé sur les choses visibles; tandis que dans la seconde le sang est bu, pour « asperger au-dedans» les choses invisibles qui sont liées au salut de l'âme ou de l'homme intérieur qui ne se voit pas. C’est par ce culte (de l’Agneau immolé) que nous avons la vie éternelle.
La vie éternelle ne se trouvait pas dans tous ces sacrifices consentis avant les temps déterminés (ou prévus) dans la prophétie touchant la mort du Christ. Cette vie était plutôt, dans le sacrifice du Véritable Agneau; et dans le Vrai pain sans levain qui nous a été donné du ciel, pour nous servir d’aliments et nous donner la vie. Remarquez maintenant que l'Agneau et le Pain du ciel sont UN; Christ étant la plénitude qui accomplit tout en tous. Rappelez-vous qu’au commencement, lorsque le péché a été manifesté, Dieu a interdit le chemin menant à l'arbre de vie, dont le fruit permettrait à l'homme de vivre éternellement. Aujourd'hui, nous voyons ici que par Son sacrifice, Christ, l’Agneau de Dieu a inauguré pour nous une route nouvelle et vivante,  au travers du voile, c'est-à-dire, de Sa chair (Heb.10 :20) ; nous permettant ainsi d’entrer et de manger de ce vrai pain qui donne la vie éternelle à tous ceux qui en mange. Cette Vérité est confirmée par Jésus Lui-même, lorsqu’Il dit : « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages.» (Jn.10 :9)
        Et cette nuit-là, les apôtres ont mangé la chair ... le pain du ciel : « Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le leur donna, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. »(Mat.26: 26). L'Écriture Esaïe 53: 3-7 a été accomplie.
Les apôtres ont donc mangé l’Agneau sans défaut, ni tâche. Et en 1Cor.5: 7, l'apôtre Paul confesse et écrit aussi : « Christ, notre Pâque, a été immolé. »
Aurons-nous encore besoin d'une autre Pâques? D’un autre sacrifice? Aurons-nous encore besoin de perpétuer un rite dans un zèle sans entendement du Conseil de Dieu qui a été accompli en Christ, et par Lui nous a été révélé? Non! Selon qu’il est écrit:
« -car ceci, il l'a fait UNE FOIS POUR TOUTES en s'offrant lui-même. »
(Hébreux 7: 27)
« et il est entré UNE FOIS POUR TOUTES dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle (...) autrement, il aurait fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru UNE SEUL FOIS pour abolir le péché par son sacrifice (…) de même Christ, qui s'est offert UNE SEUL FOIS pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut. » (Heb.9: 12, 26, 28)
« Christ aussi a souffert UNE FOIS pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit » (1Pe.3: 18)
Oui! Sur la croix, Christ, l'Agneau de Dieu; Celui-là même qui est notre Pâque, a été immolé UNE FOIS POUR TOUTES; pour notre rédemption en vue de l'héritage de la vie éternelle.
Parlant encore de cette nuit-là... c’était donc cette DERNIERE PAQUE avant Sa souffrance (mort) que Jésus mangea avec Ses disciples, qui se transforma en : CENE DU SEIGNEUR. Ou SAINTE CENE, si vous voulez.
Et à partir de cette nuit-là, les assemblées des saints qui composent l'Eglise primitive de Jésus-Christ, composée de Ses disciples, ne célébraient PLUS la Pâque selon le modèle juif, mais plutôt se réunissaient toujours pour manger et commémorer la Cène (ou repas) du Seigneur. Surtout quand il s’agit des appelés qui composent l’Église des nations. Nous ne devons jamais oublier que «évangéliser» ne signifie pas du tout "judaïser" les païens. Il est plutôt question de la révélation de la vocation des Gentils ou païens qui, comme les juifs, ont été appelés au salut par la grâce qui est en Jésus-Christ. Dans le culte juif nous avons donc une représentation (figure) d'un culte beaucoup plus parfait qui s’accomplit en Christ ; pour nous réconcilier et nous ramener à notre Père céleste. Donc, j’insiste ici sur le fait que l'Eglise primitive de Jésus-Christ, Ses disciples donc, à partir de cette nuit-là n’ont jamais célébré la Pâque des juifs; mais ont préférablement gardé et commémoré la Cène (ou repas) du Seigneur, comme Le Seigneur l’a bien recommandé, disant: "Faites ceci en mémoire de Moi."
En lisant 1Cor.11: 20-22, l'apôtre Paul reproche aux frères qui se réunissaient quand, au lieu de manger la « Cène du Seigneur », la méprisaient plutôt en mangeant chacun comme bon lui semblait : l’un se rassasiant, l’autre ayant faim. Pire, ceux qui s’enivraient dans ses rencontres. Il les exhorta à prendre chacun son propre repas chez lui, de sorte que lorsqu’ils seront réunis, ça ne sera plus l’occasion pour chacun de prendre son propre souper; mais plutôt le repas ou Cène du Seigneur. Et comment mangeait-on la Cène du Seigneur? L'apôtre Paul enseigne dans l'Église ce qu'il a appris du Seigneur dans une révélation:
« Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.
Car TOUTES LES FOIS que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez LA MORT DU SEIGNEUR, jusqu'à ce qu'il vienne.
C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. » (1Cor.11: 23-27)
        Je tiens à vous le rappeler (bien que vous le sachiez déjà), que l'apôtre Paul n’était pas physiquement présent à la table; ce soir-là. Mais lui, l'apôtre des Gentils, lorsqu’il fut appelé par une révélation divine pour annoncer le Christ, n’encouragea pas ou n’enseigna pas aux païens à commémorer la Pâque judaïque (bien qu'étant lui-même juif). Bien au contraire, il révéla que pour nous, Ses disciples, la Pâque ou la rédemption a été déjà accomplie en Christ ; lorsqu’il affirma : Christ, notre Pâque, a été immolé.
        Confirmant la Vérité annoncée au commencement par Jean Baptiste, comme quoi: Christ est le véritable Agneau, sans défaut, que Dieu Lui-même a pourvu  pour être sacrifié à notre place. Tout comme Il le fit avec Abraham, au jour où Il sauva la vie de son premier-né; en pourvoyant Lui-même à l'animal qui devait être sacrifié à la place d'Isaac (Gen.22: 6-13). En lisant les versets 8 et13, nous pouvons clairement discerner et comprendre le vrai sujet de la Pâque: vie pour vie, Dieu Lui-même fournit l'animal qui subirait l'holocauste en donnant sa propre vie, pour sauver de la mort l'héritier de la promesse.
Aussi nous le répétons, nous aussi : Christ, notre Pâque, a été immolé ! Oui! Sacrifié une fois pour toutes, comme nous l'avons déjà souligné ici. Afin que nous ne nous perdions plus dans des sacrifices répétés, dépourvus de sens, sans vie et sans vérité. Mais que nous célébrions notre rédemption sans le vieux levain (1Cor.5: 7,8). Il ne s’agit pas ici d’une fête ou commémoration annuelle; mais plutôt, de ce qui nous est représenté dans l'Ancien Testament comme «la fête des tabernacles." Etant nous-mêmes devenus des nouvelles créatures dans lesquelles Le Saint-Esprit habite. Semblable à une pâte nouvelle, sans levain de malice et de méchanceté ; mais plutôt de la pureté et de la vérité.
        Paul a étudié aux pieds de Gamaliel, qui était l'un des membres influents du Sanhédrin (le conseil ecclésiastique du judaïsme). Donc, avant d'être un apôtre du Christ, il était un disciple de Gamaliel. Maintenant, prêtons attention à une chose: selon l'homme, Paul aurait pu enseigner la Pâque juive dans laquelle lui-même a été instruit. Mais non! Il enseigna a l’Eglise ce qu’il a reçu du Seigneur par une révélation ; c’est-à-dire : LA PAQUE DES DISCIPLES DU CHRIST ou la CENE DU SEIGNEUR.

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