LA CONTAMINATION DE L’EGLISE

Satan comprit alors que la stratégie de la persécution avait faillit ; il recourra à la contamination pour détruire la foi chrétienne primitive. L’empereur Constantin succéda à Dioclétien et se « convertit » au christianisme (en 312); se déclarant, non seulement chrétien, mais aussi défenseur et protecteur du christianisme. Par l'édit de Milan (en 313), il proclama la liberté du culte de Jésus-Christ, et ordonna la restitution des églises et des biens enlevés aux Chrétiens. Il commença à aider financièrement l’église chrétienne ; lui donnant aussi les temples des dieux païens.
Le Seigneur n’a-t-il pas avertit Ses disciple en ces termes : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Mat.10 :28).
Vous comprenez cela ? Si aux yeux de l’homme charnel, Constantin peut paraître comme un instrument que Dieu a utilisé pour venir au secours de Son Eglise ; l’homme spirituel, quant à lui, a compris la supercherie dans ce changement de stratégie de la part du diable : Satan ne pouvant détruire physiquement l’Eglise par le recours à la force, compris qu’il pouvait la séparer de Son Dieu (la mort spirituellement) à l’amenant À SACRIFIER À D’AUTRES DIEUX (Ex.23 :23,24 ; Deut.7 :1-6). C’était cela l’objectif du diable ! Ne dit-on pas que: « la fin justifie le moyen » ? La supercherie de la « conversion » de l’empereur Constantin réussit donc, là où la force et la violence de ces prédécesseurs avaient échoués. Car, si le diable par le biais de ces empereurs avait tué seulement les corps de ces chrétiens – martyrs ; il était maintenant en train de détruire les âmes par l’intermédiaire de Constantin.
C’est lui, Constantin, qui posa ainsi la première pierre d’une adoration où le Christianisme pur du commencement se mêla au polythéisme religieux de la mythologie gréco-romaine. Les résolutions finales du concile de Nicée confirmeront plus tard cette Vérité qui était encore cachée aux yeux des âmes mal affermies, par le mystère de l’iniquité agissant.
Un prince païen à la tête de l’Eglise ; en réalité c’est Satan lui-même. Voici donc le trône de Satan dont parle le Seigneur dans la lettre prophétique typifiant l’âge de Pergame, établit dans l’Eglise: l’Église et l’Etat réunis sous l’autorité d’un seul homme agissant sous l’influence de Satan et une apparence de piété
Toute la supercherie reposait sur la fausse conversion miraculeuse, en l'an 312, de l’empereur qui aurait vu dans les airs une croix lumineuse alors qu’il était en guerre contre son ennemi, le tyran Maxence, qui dominait sur l'Italie et l'Afrique. Alors que Constantin s'approchait de Rome pour le combattre, il invoqua le Dieu des chrétiens et, une après-midi qu’il marchait à la tête de ses troupes, il aperçut dans les airs, une croix lumineuse, avec cette inscription : In hoc signo vinces (Par ce signe tu vaincras). Encouragé par cette vision, Constantin attaqua Maxence, près du pont Milvius, aux portes de Rome. Son ennemi prit la fuite et se noya dans le Tibre (en 312). Rome s’inclina donc devant le nouveau vainqueur. Et, non seulement, Rome… mais l’Eglise chrétienne aussi.
Les responsables des églises examinèrent-ils cette vision à la lumière de la Parole de Dieu ? Non, ce qui a été, c’est ce qui sera : le manque de discernement ouvrit la porte de l’Eglise chrétienne à toutes sortes d’esprits impurs. Et c’est la même chose qui arrive encore de nos jours, où l’Eglise est détruite par des songes, visions et prophéties, s’appuyant sur les traditions des hommes et les rudiments du monde, plutôt que sur Christ (Col.2 :8,18).
 
« Je sais où tu demeures, Je sais que là est le trône de Satan … même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure » (Apoc.2 :13). Le christianisme mélangé au polythéisme païen devint donc la religion de l'Empire. Satan pouvait ainsi exercer littéralement son autorité politique dans l'église.
L’Église accepta donc l’argent de l’empereur. Et, dès lors certains responsables locaux des églises se mirent chercher à plaire à l’empereur plutôt qu’à Dieu. Et se mirent à encourager la cohabitation pacifique et tolérante envers les peuples idolâtres qui les entouraient, en introduisant des coutumes païennes dans l’Eglise pour plaire et demeurer dans les grâces de l’empereur qui s’était montré clément et  tolérant envers l’Église en mettant fin aux dix jours de la tribulation, qui caractérisent les jours de règne des dix empereurs qui ont précédés Constantin à la tête de Rome.
L’aide financière de l’empereur ! Voici donc la pierre d’achoppement dont parle le Seigneur Jésus : « Tu as là des gens attaché à la doctrine de Balaam qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles, et qu’ils se livrassent à l’impudicité » (Apoc.2 :14).
L’argent et les faveurs matériels de l’Etat placèrent donc l’Église sous son autorité (exactement comme Balak plaça Balaam sous son autorité; au point qu’il se mit à lui obéir plutôt qu’à Dieu). L’Église corrompit donc ses voies et fut contaminée par la doctrine de la nouvelle religion de l’empire ; tombant ainsi dans l’idolâtrie et la prostitution spirituelle, engendrées par la culture polythéiste de la Rome païenne. Là où les noms des dieux païens furent collés aux « saints » et « anges » de la nouvelle religion de Rome.
Bref, ce que la séduction et la persécution ne réussit à faire, la contamination le fit. C’est ici le mystère de l’iniquité agissant. Et l’unification du pouvoir politique avec celui de la religion donna à Rome une domination beaucoup plus grande sur les peuples de la terre.

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