LA TRIBULATION DE DIX JOURS

(La confirmation de l’histoire)

 

Il est vrai que l’Église du Christ avait certes souffert de la part des juifs et de païens. Mais d’une manière générale, on ne pouvait pas parler de persécution généralisée. L’histoire notera que l’Eglise du Christ a souffert dix périodes de persécution (les dix jours de tribulation dont parle la prophétie du Seigneur) de la part des empereurs romains. En cette période de « tribulation de dix jours », ces empereurs romains ont tout  fait pour détruire la foi de Jésus, dans le but d’anéantir  e abolir l’Eglise du Christ et sa doctrine de la face de la terre.
Certains de ces empereurs romains donc, amenaient prisonniers et liés des chrétiens pour être dévorés vivants par des lions dans l’arène de l’amphithéâtre de Rome ou les brulaient tout simplement dans des fournaises. D’autres chrétiens encore, durant « la tribulation dix jours », furent recouverts des peaux d’animaux avant d’être lancer aux loups et autres  carnivores pour être dévorés. Le plus cruel d’entre tous Dioclétien (le dixième) considéré par certains historiens comme le plus farouche ennemi du christianisme signa un décret dans lequel qui ordonnait l’élimination des saintes écritures de chrétiens. Si bien que des cérémonies publiques étaient organisées à l’époque pour brûler les premières bibles.

 

Il restera tristement célèbre dans l’histoire pour être le premier empereur qui employa le pouvoir souverain de l’Etat contre les chrétiens.
Cet homme cruel, s’irrita beaucoup contre l’Eglise parce qu’en se convertissant à la foi de Jésus,  plusieurs personnes de son palais se distancièrent du culte des idoles. Aussi, publia-t-il un édit qui interdisait la conversion à la foi chrétienne
Sarcastique, Néron avait mis le feu à sa propre ville : Rome. Apparemment, pour le bon plaisir de le voir brûler, afin  de la reconstruire avec beaucoup plus somptueuse. Cependant, il fit porter la responsabilité de son forfait aux chrétiens ; trouvant ainsi une justification pour sa haine contre eux. 
  Il faisait attacher les chrétiens aux poteaux  et les transformaient en torches-vivantes ; leurs vêtements enduits de résine et de soufre. On les brulait ainsi publiquement dans le jardin de son palais ou encore durant la nuit pour éclairer les jeux du cirque. Quelques-uns furent enveloppés de peaux de bêtes, et livrés à des chiens sauvages pour être dévorés vivants. Dans l’an 40 du siècle I a.C, l’empereur Caligula (37-41) avait entreprit  la construction d’un cirque que, l’empereur Néron se chargea d’achever, et fut connu sous le nom de Cirque de Néron. Et, cet endroit devint le lieu de martyr de plusieurs saints. Il est important pour nous de noter que Caligula orna la colonne de son cirque d’un obélisque qu’il amena de Héliopolis en Egypte et qui a été préservé par l’histoire comme un vestige visible du martyr souffert par les chrétiens du premier siècle ; étant connu de nos jours comme l’obélisque de Vatican. Confirmant ainsi les prophéties bibliques sur cette « prostituée qui s’est enivrée du sang des saints et des martyrs de Jésus » (Apoc.17 :6). 
 Et c’est apparemment sous son règne que Paul et Pierre souffrirent le martyr. Le premier eut la tête tranchée dans un endroit nommé les Eaux Salviennes, où l'on a bâti depuis la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs qui fait partie des quatre basiliques majeures de Rome avec Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Pierre de Rome; alors que le second fut condamné à subir le supplice de la croix, attaché la tête en bas.

 

Cette persécution observa une courte trêve sous les règnes de Vespasien et de Titus, et recommença sous celui de Domitien. Il fit mourir une foule nombreuse de personnes de tout âge et toute condition sociale confondue. Y compris ses plus proches parents.
On notera également que c’est sous le règne de Domitien que l'apôtre André souffrit le martyr en Achaïe ; et que l’apôtre Jean, après avoir été  jeté dans une chaudière d'huile bouillante, en sortit sain et sauf, et fut ensuite exilé dans l'île de Pathmos: « Moi, Jean, votre frère, et qui ait part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelé Patmos, à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus » (Apoc.1 :9).

 

Cet empereur ne publia aucune nouvelle loi contre les chrétiens, mais encouragea cependant les lois sanguinaires de ses prédécesseurs ; veillant à ce que la persécution des chrétiens, en accord avec ces édits impériaux soient exécutées à la lettre sur toute l’étendue de l’empire. Sous son règne, on compte parmi les victimes de la persécution Siméon, évêque de Jérusalem ; Ignace, évêque d'Antioche; et bien d’autre encore.
Ses successeurs Adrien, puis Antonin, firent de même, augmentant et aggravant le martyr des saints, mis à mort pour le foi.

Ce dernier bien que prévenu de la haine qui pesait sur les chrétiens et les calomnies dont ils étaient l’objet, consentit aux persécutions des chrétiens en renouvelant les édits de ces prédécesseurs. Les premières violences sous son règne commencèrent probablement à Smyrne.

 

D’abord favorable aux chrétiens, il publia dans la neuvième année de son règne de édits sanglants contre les chrétiens, et les mirent impitoyablement à exécution. Cette persécution commença par les chrétiens de l’Egypte et s'étendit jusque dans les Gaules, en passant par Carthage.

 

Sous cet empereur, les persécutions s'exercèrent principalement sur les prêtres et sur les évêques, par crainte de dépeupler les provinces en sacrifiant tous les fidèles. Pendant les trois ans de son règne, les églises et tous les édifices consacrés au culte des chrétiens et de leur Dieu furent détruits et brûlés.

 

A peine investit, il publia, contre les chrétiens, un édit sanglant qui fut exécuté à la lettre. Aussi, pour fuir la persécution, nombreux furent ces disciples qui s'enfuirent dans les déserts et certains menèrent une vie d’ermites.
Pione, évêque de Smyrne aurait souffert le martyr à cette époque.

 

Sous son règne et par l’autorité de ses édits, plusieurs  chrétiens soufrèrent le martyre.

Durant toute sa vie, il fut apparemment favorable aux chrétiens. Cependant dans ses cinq dernières années, il changea radicalement de comportement envers eux, et publia aussi des édits les condamnant à la persécution. Il mourut heureusement avant que ses ordres ne parviennent aux provinces éloignées de l’empire.

La trêve dura semble-t-il trente ans, puis tout recommença de nouveau. Cette fois-ci les persécutions furent les plus longues (environ 21 ans) et les plus violentes de toutes. Si bien qu’on appela cette période : l’ère des Martyrs.
Sous l’influence de son gendre, Galérius, Dioclétien publia quatre édits pendant son règne :

Cependant, l’Eglise continuait à croître malgré la persécution. Le Saint-Esprit (Le Consolateur) envoyé de la part du Seigneur agissant dans ces paroles : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie »
Car, de même qu’au jour de la séduction tous ne sont pas laisser séduire pas le faux enseignement, la persécution au lieu d’affaiblir l’Eglise, la fortifia plutôt.
Quoi donc ? La Rome païenne, bien qu’enivrée du sang des saints, ne put cependant pas anéantir la foi chrétienne ; ni abolir le culte du Vrai Dieu : le Dieu-Vivant révélé en Jésus-Christ.
L’ennemi s'avoua vaincu ; et Galérius, dans l'édit de 311, accorda aux chrétiens le droit d'exercer librement leur religion.
Ce qui arriva à Daniel et à ces trois compagnons à Babylone… ce qui arriva aussi à tous les prophètes et saints de Dieu qui, livrés aux tourments, moqueries et fouet, chaines et prison ; lapidés, sciés, torturés, tués par l’épée, etc. n’acceptèrent point de délivrance. Bien au contraire, acceptèrent la mort par la foi en une meilleure résurrection (Heb.11 :32-38), prouvant ainsi que la force n’a pu (et ne peut encore à ce jour) avoir raison de la foi des fidèles.
Fidèle aux paroles du Seigneur jusqu’à la mort ; et préservé par la puissance du Consolateur, les saints ne reculèrent point devant la tribulation de dix jours. Par leur persévérance, ils perdirent leurs corps ; mais sauvèrent leurs âmes (Mat.24 :13). Ils ne souffriront donc pas la seconde morte (Apoc.2 :11).  

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