LA CENE OU REPAS DU SEIGNEUR

 

Il ne s’agit pas d'une célébration qui a lieu un jour de l’an; mais plutôt d’une fête continue, tant que durera l’année de grâce qui nous a été faite ; jusqu'à ce que tout soit accompli dans le royaume du Père avec l'avènement du Christ : " jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. »(Mat. 26:29).
N’importe qui peut confirmer à la lumière des Écritures, qu’en disant : «Faites ceci en mémoire de moi »(Lc.22: 19), le Seigneur Jésus n'a laissé aucune recommandation sur la Pâque, mais plutôt au sujet de la Cène : le pain et la coupe; dans lesquels nous devons discerner Son corps et Son sang. C’est ce que confirme la prédication de Paul, Son apôtre, témoin et lumière pour les nations: "Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. »(1Cor.11: 26).
Où est maintenant la chair de l'agneau rôti, l'herbe amère, et les autres choses qui faisaient partie du souper des juifs à la Pâque? C’étaient tout simplement des figures dont l’exacte représentation est révélée dans le sacrifice du Christ. Aussi, nous vous en remettons de nouveau à la méditation d’Ésaïe 53: 3-7.
Nous pouvons également remarquer qu'il est écrit: "... toutes les fois que vous mangez ... et buvez ...”. Ceci contredit les enseignements du christianisme moderne qui présente la Pâque, aujourd’hui, comme une célébration annuelle (suivant le modèle juif), auquel on a ajouté des éléments des cultes païens. Où est la place des marches ou des processions? Où est la place de la croix ou des crucifix dont on se charge dans ces processions pour recréer un évènement qui a eu lieu il y a plus de deux mil ans? Des représentations du crucifié et des sacrifices de flagellations que les hommes s’imposent pendant les cérémonies des Pâques chrétiennes? Où est la place des chocolats, des lapins, des œufs, et autres ...? Tous ces rites sont en vérité des cultes produits par les croyances et superstitions païennes; ayant une certaine apparence de sainteté et de vérité; mais sans aucun mérite pour les âmes qui, à ces rituels, se soumettent ou croient.
Combien de fois? Toutes les fois! Pourvu que quand vous vous réunissiez pour manger la Cène du Seigneur, tous les participants discernent le corps et le sang du Christ.
« C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe » (1Cor. 11: 27,28).
Notez qu’avant cela, au v.26, il est écrit: « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur…». La mort du Seigneur signifie aussi le sacrifice de l’Agneau. Or, c’est justement ce que veut dire : "Pâque". Et le bon entendeur comprendra que toutes les fois que nous mangeons la Cène du Seigneur, nous ramenons obligatoirement et conséquemment à la mémoire du sacrifice de la Pâque. Pas la Pâque des juifs; mais plutôt la Pâque des disciples pour lesquels Christ a été sacrifié. Le pain représentant Son corps brisé pour nous ; et la coupe : son sang versé pour nous. Maintenant… célébrer la Pâque et la Cène du Seigneur simultanément est une aberration dictée par le manque de compréhension de ce qui est révélé, pour nous, dans le Conseil de Dieu.

la Cène du Seigneur?

Entre les deux soirs, au coucher du soleil ou à la tombée de la nuit! N’oubliez pas que la cène est avant tout un souper. Et, un souper ne se prend en aucune autre heure de la journée, sinon au crépuscule, LA NUIT. Prenez surtout garde que moi je ne parle pas de l’hostie ou la communion qui est un sacrement de l’église catholique romaine. Et qui, bien que n’ayant rien à voir avec l’Eglise des disciples du Christ, a pourtant inspiré et contaminé la religion des chrétiens. Son influence notoire a tellement corrompu l’entendement de toutes ces églises qui s’identifient au christianisme que, nombreux sont ceux qui confondent aujourd’hui l’HOSTIE qui est aussi célébrée avec du pain et du vin, de la CENE DU SEIGNEUR.
Or, c’est aussi ici que, bien souvent, les religieux se perdent en conjectures et polémiques en contredisant de manière on ne peut plus flagrante les saintes écritures. Pendant qu’ils cherchent à se justifier dans les enseignements du Christ, ils s’éloignent en même temps de la pratique de ce qui est enseigné dans cette doctrine. Mais, voyons ... quand est-ce que la Pâque judaïque d’où nous tirons le type a été instituée? Sinon la nuit pendant laquelle Dieu opéra la délivrance des enfants d’Israël, en vue de l’héritage de la terre promise: Canaan. Ce qui est une allégorie de notre rédemption en vue de l'héritage de royaume des cieux (la gloire promise) ou de la vie éternelle. Cela ne s’était pas passé en plein jour; mais plutôt la nuit, après le coucher du soleil ou crépuscule.
Si quelqu'un pense différemment, c’est son problème. Mais je voudrais vous rappeler qu’il ne s’agit nullement d’émettre nos propres points de vue ou opinions sur les ordonnances divines; mais plutôt d’obéir à ce que Dieu a ordonné ou prescrit. Car, dès le commencement, le Seigneur a commandé la célébration de ce culte en ce moment précis.
«  Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. »
« Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin; et, s'il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu.
« Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel. (Ex.12: 6, 8, 10,12)
        C’est donc en ce moment précis que les enfants d'Israël et toutes leurs descendances ont célébré la «délivrance».
« Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l'Éternel. »(Lev.23: 5)  
« Vous la célébrerez au temps fixé, le quatorzième jour de ce mois, entre les deux soirs; vous la célébrerez…
« Et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois, entre les deux soirs… » (Num.9: 3,5)
« Observe le mois des épis, et célèbre la Pâque en l'honneur de l'Éternel, ton Dieu; car c'est dans le mois des épis que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait sortir d'Égypte, pendant la nuit.
«  mais c'est dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom, que tu sacrifieras la Pâque, le soir, au coucher du soleil, à l'époque de ta sortie d'Égypte.» (Deut.16: 1,6).
Lisez aussi Jos.5: 10, etc. et comprenez que la célébration de la Pâque en cette époque et heure rappelait aux enfants d'Israël le temps précis de leur sortie d'Egypte.
        Toutefois, dans le livre de 2 Chroniques, chapitres 30 et 35, la Bible révèle qu'il y eut certaines périodes, après le prophète Samuel (donc pendant l’époque des juges et des rois en Israël), que la Pâque n'a pas été célébrée comme il a été prescrit. Mais sous le règne du roi Josias, Israël immola de nouveau la Pâque « en se conformant à la parole de l'Éternel prononcée par Moïse » (2Chr.35: 6). Aussi devons-nous comprendre avant tout que, cette «désobéissance» était temporaire et involontaire ; et due particulièrement en raison du manque de connaissance. C’est ainsi que nous voyons, par exemple, le roi Ezéchias intercéder pour le peuple en ces termes:
« Car une grande partie du peuple, beaucoup de ceux d'Éphraïm, de Manassé, d'Issacar et de Zabulon, ne s'étaient pas purifiés, et ils mangèrent la Pâque sans se conformer à ce qui est écrit. Mais Ézéchias pria pour eux, en disant: Veuille l'Éternel, qui est bon, pardonner à tous ceux qui ont appliqué leur cœur à chercher Dieu, l'Éternel, le Dieu de leurs pères, quoiqu'ils n'aient pas pratiqué la sainte purification! L'Éternel exauça Ézéchias, et il pardonna au peuple. » (2Cr.30: 18- 20)
Que dirons-nous donc à ce sujet? Pouvons-nous continuer à transgresser le commandement de Dieu et pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la Vérité, pour que la miséricorde de Dieu nous soit manifestée à nous aussi? Loin de là! Lisons avant tout ce qui est écrit dans 1Cor.13: 9-11:
« Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. »
Voilà donc ce que nous faisons toutes les fois que la Vérité nous est révélée: abandonner les choses que nous faisions aux temps de l'ignorance; et nous conformer à toute la Parole du Seigneur, telle qu’elle nous a été confiée ou donnée.
Le Seigneur Jésus aussi n’a pas fait ce qui Lui semblait bon ; mais, en conformité avec la loi, Il a célébré la Pâque avec Ses disciples au temps marqué. Donc, au crépuscule ; à la tombée de la nuit.
        Aussi  pouvons-nous lire en Lc.22: 14, ceci: « L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. » Quelle heure ?
« Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze. » (Mat.26: 20)
« Le soir étant venu, il arriva avec les douze. »(Mc.14: 17)
Cette Vérité nous est confirmée dans l'enseignement de l'Apôtre Paul, touchant la Cène du Seigneur, dans l'Eglise primitive du Christ: « Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré... »(1Cor.11: 23).
Par conséquent, j’aimerai vous avertir, vous, les disciples de Jésus-Christ, en ces termes : il n’est pas bon de modifier délibérément les ordonnances et les prescriptions du Seigneur. Ce n’est pas Moïse qui a enseigné cette chose à Paul; mais le Seigneur Jésus-Christ Lui-même.
Heureux tous ceux qui ont reçu l'amour de la Vérité pour être sauvés.
Le Seigneur Jésus a dit dans Mat.5: 17-19:
« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. »
C’est de cela dont il est question, quand il s’agit de manger l'agneau entier et à la hâte ;... rôti au feu tout entier. Afin qu'aucun de ses os ne soit brisé. Qui peut comprendre cela comprenne.
Car, c’est ici notre Pâque. Manifestée dans l'obéissance de TOUT ce qui nous est révélé ; et qui est lié à notre salut. Car, si aucune âme ne peut être sauvée en gardant la loi; Christ a souffert et est mort à notre place pour nous libérer de la malédiction de la loi. Afin que par l'obéissance de tout ce que le Christ nous a commandé, nous puissions ainsi accomplir la loi de Dieu dans nos propres vies. En cela, il n'y a pas de différence entre Juif ou Gentil qui croit en Christ. Comme il est écrit en Ex.12: 49: « La même loi existera pour l'indigène comme pour l'étranger en séjour au milieu de vous ».
Que celui qui peut recevoir cette Parole la reçoive.
Maintenant, voici une dernière question aussi pertinente sur ce sujet :

 

A la lumière de tout ce que nous venons de dire ici : Non !
Car, des sacrifices répétés de la Pâque des juifs d’où le christianisme s’est inspiré pour fêter annuellement la Pâque des chrétiens (et malheureusement, bien sûr, y ajouter ses propres interprétations et mythes) ; nous sommes parvenus dans la nouvelle alliance au sacrifice UNIQUE du Christ qui S’est donné UNE FOIS POUR TOUTES. Aussi, il est écrit : « Christ, notre Pâque, a été immolé ». Si les choses en sont ainsi, pourquoi voudrions-nous Le sacrifier de nouveau, s’Il a déjà accompli une rédemption éternelle ?
Ce fut à l’occasion de la dernière Pâque que Le seigneur Jésus-Christ commémora avec Ses disciples, avant d’être livré à la mort qu’Il institua ce que nous appelons : La Cène (repas) du Seigneur ou la « Sainte Cène ». Voilà ce que le Seigneur laissa comme recommandation à Ses disciples pour garder e commémorer. Voilà ce que faisait l’Eglise primitive : seulement la Cène du Seigneur. Car, ainsi dit le Seigneur : «Faites ceci en mémoire de moi ». Et Paul, l’apôtre du Seigneur éclaire encore d’avantage notre entendement sur cette matière, lorsqu’il affirme comme nous l’avons déjà dit, en 1Cor.11 :26 :   
"Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. »
Il est donc clair et bien évident que, toutes les fois que les disciples du Christ mangent ce pain et boivent cette coupe, ils sont en train d’annoncer la mort du Seigneur. Et, qu’est-ce que cette mort signifie pour nous ? Sinon le sacrifice de Christ, l’Agneau de Dieu ; dans lequel sacrifice nous avons la vie. Et, que représente ce sacrifice de l’Agneau ? Sinon la « Pâque » (dans ce cas : la nôtre). Par le sacrifice duquel nous avons été délivrés du joug du diable; comme Israël le fut aussi du joug de Pharaon.
Maintenant… manger la Cène et célébrer annuellement la Pâque révèle de l’ignorance de la Vérité… ou alors, du conformisme aux croyances populaires. Or, au sujet de ceci, l’Ecriture avertit :  
« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
Nous avons donc incontestablement besoin de ce renouvellement de l’intelligence au sujet cette question de la Pâque.
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