LE FAUX CONCEPT DU LOGOS DANS LE CRISTIANISME TRADITIONNEL
(AVANT ET APRES L’INCARNATION)

 

Le concept christologique du LOGOS a animé des vives discussions qui séparèrent les églises chrétiennes au commencement.
Dans la tentative de comprendre l’incarnation de Dieu en Jésus-Christ, l’abordage théologique a concentré l’attention des leaders chrétiens du commencement. La théologie a donc supplanté la révélation de la divinité du Christ donné à Ses saints apôtres et prophètes au commencement ; causant des vives discussions qui divisèrent les églises calédoniennes (catholique romaine) et orthodoxes, des églises orthodoxes orientales. 
La doctrine de l’ « Union Hypostatique » encore connu comme la « communion mystique ou double nature du Christ », décrit l’union du divin et de l’humain en Jésus-Christ comme étant d’une même nature et ayant une unique essence ou substance. Donc, Il était homme et Dieu à même temps. Apollinaire de Laodicée défendait par exemple que : Christ avait un corps humain, mais un esprit divin. Ceci fut rejeté et considéré comme hérésie par le premier Concile de Constantinople. Quant à Théodore de Mopsuéstie, il argumentait que Jésus Christ avait deux natures (humaine et divine) et deux substances (hypostase), dans le sens de l’ « essence » ou « personne », qui coexistaient en même temps.
Cette conception théologique a aussi donné naissance à deux tendances : les « monophysites » (du grec : monos– unique, singulier et physis – « nature »)qui n’acceptent qu’une définition qui caractérise Jésus-Christ incarné comme ayant une nature unique ; et les « duophysites » qui défendent deux natures en « un ». Le point de vue christologique des premiers défend qu’après l’union du divin et de l’humain dans l’incarnation historique, Jésus-Christ, comme incarnation du Fils ou Verbe (Logos) de Dieu, aurait seulement une nature unique : celle divine, et non une synthèse des deux.
En 451, le Concile de Calcédoine concorda avec Theodore en ce qui touche l’incarnation, mais insistant que la définition ne serait pas de la « nature », mais plutôt de la « personne » ; afin de s’accorder avec le concept trinitaire de Dieu. Voici pourquoi la doctrine de la Trinité est aussi connue comme « le dogme » ou « Crédo calédonien ».
Le Concile arrêta donc qu’en Christ il y avait deux natures, chacune gardant ses propres propriétés, et ensembles unies dans une substance et, dans une personne unique. Et, comme la compréhension humaine n’arrive pas à expliquer comment se réalise cette union des “substances”, cette union hypostatique est aussi connue comme “union mystique”.
Le « credo calédonien » qui défendait le concept du LOGOS, en reconnaissant Le Christ comme « une personne » qui coexistait en même temps aux côtés de Dieu, a jeté les bases de la doctrine de la « Trinité ». Doctrine selon laquelle Christ-Jésus serait « Dieu Le Fils », donc une deuxième personne de la divinité à côtés du « Dieu Le Père ».
Cette forte influence est remarquable, notamment dans certaines traductions de la Bible qui, parlant du LOGOS, traduisent Jn.1 :1, en ces termes : « Au commencement celui qui était la Parole était avec Dieu et était Dieu… »
La majorité des chrétiens : catholiques romains, orthodoxes ; ainsi que les églises protestantes traditionnelles ont adopté le dogme calédonien et ;dans la même logique : la doctrine de la « Trinité ». 
Or, si la doctrine de la « Trinité » pouvait trouver acceptation parmi les gentils qui composent l’Eglise du Christ ; il n’en serait aucunement ainsi parmi les juifs à qui les oracles de Dieu ont été confiés (Rom.3 :1,2).

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  1. Le LOGOS DANS LE CIEL

(Avant l’incarnation)

Où se trouve donc la Vérité ? Dans la compréhension de l’erreur qui engendra le dogme calédonien d’abord, et qui trouve son fondement dans :

  1. La « personnification » du LOGOS depuis l’Eternité 

 

Maintenant, « personnifier » Le LOGOS avant son incarnation sur la terre en Jésus, selon le dogme calédonien qui nous présente Le Christ comme « une personne » qui coexistait en même temps aux côtés de Dieu ; dans la condition de « Dieu Le Fils » pose aussi un problème : non de la « substance » ou « nature » divine ; mais plutôt des « personnes  divines» ayant existaient dans l’Eternité et au commencement. Voilà ce que le dogme de la Trinité ne peut expliquer. Car, on ne peut pas parler des plusieurs « personnes divines » existant dans le ciel et demeurer dans la Vérité.
Dans les oracles donnés aux juifs par les prophètes du Dieu de la Bible, telle logique ne s’encadre pas. Donc, nous sommes manifestement devant une conception païenne de la divinité. Conception qui gère conflit entre la foi de Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ qui s’est manifesté à Israël d’abord, et les croyances polythéistes des peuples païens qui ; au travers de l’Eglise Catholique Romaine et les filles (religions) par elle engendrées, cherchent à s’identifier à ce même Dieu et comprendre Le LOGOS qui L’a fait connaître aux hommes, par des approches théologiques. Marchant, malheureusement sans la révélation de l’Esprit qui a caractérisé le discours des prophètes de l’Ancien Testament.
Cette conception de la divinité découle de la croyance selon laquelle Le « Verbe » ou « Fils » aurait existé aux côtés de Dieu comme un « Etre » indépendant et distinct du Père. Ce serait contredire Dieu Lui-même qui, par la bouche de ses saints prophètes, a insisté sur le fait qu’il n’y avait point d’autre « Dieu » que Lui : près ou à côté de Lui ; avant et même après Lui. Comme le prouvent les écritures en Deut. 4:35,39 ; 32:39 ; Es.43:10 ; 45:5, etc.
La personnification du Logos sous-entend l’existence d’une autre créature divine qui ne serait pas Dieu Lui-même ; alors qu’il est déclaré dans les Ecritures : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu ». Maintenant, si vous vous arrêtez au milieu de l’écriture et que vous basez votre foi sur le fait que Le Verbe était « avec » Dieu, sans comprendre qu’Il « était » Dieu Lui-même ;vous tombez dans la supercherie de la Trinité qui essaie de concilier le polythéisme au monothéisme, sans l’expliquer ; dans ce que l’on considère comme l’ « union mystique ».
Dès l’éternité, l’«essence » ou « nature » et la « personne » divine est UNE. Or, c’est l’Esprit de Dieu qui se mouvait sur le néant. Rien n’existait et Dieu (Un Seul) créa toute chose (Gen.1 :1,2). Comment manifesta-t-Il la création ? Il est écrit : « Dieu dit ». Ici, l’Esprit de Dieu engendre la Parole : Sa propre Parole. Nous voici donc au commencement et non dans l’éternité. Voici pourquoi, il est dit : « Au commencement était La Parole (LE VERBE ou LOGOS)… » (Jn.1 :1).
Or, si La Parole, Le Verbe ou Le LOGOS a été « engendré », on ne peut pas parler d’une nature ou existence, et même pas d’une volonté… « Indépendante ». Car, ce qui est engendré « découle » de ce qui l’a engendré. Dans la prophétie de Psaumes 2 :7, confirmée en Act.13 :33 ; Heb.1 :5 et 5 :5, nous lisons ceci : « Tu es mon fils! Je t'ai engendré aujourd'hui. ». Comprenons donc que, « aujourd’hui » suppose un commencement. Alors que dans l’éternité, il n’y a ni temps, ni comptage.
En Prov.8 :22-25 : Le LOGOS nous est présenté comme étant  « la première de œuvres créées de L’Eternel »
« L'Éternel m'a créée la première de ses œuvres, Avant ses œuvres les plus anciennes. J'ai été établie depuis l'éternité, Dès le commencement, avant l'origine de la terre. Je fus enfantée quand il n'y avait point d'abîmes, Point de sources chargées d'eaux; Avant que les montagnes soient affermies, Avant que les collines existent, je fus enfantée »
On ne peut donc pas parler de deux « personnes » identiques et indépendantes ; avec chacune, une volonté propre. Mais d’une seule « substance » : celle divine et qui appartient à L’Eternel-Dieu.
Le Grand-Esprit a engendré Sa propre Parole ; Son Verbe. Voilà Son compagnon. Il ne s’agit donc pas de deux Dieux. Un Seul : L’Esprit Invisible dont l’Intention, Conseil ou Plan nous est extériorisé par Le LOGOS : Son Verbe.
Voilà le « Fils » engendré par le « Père » qui fut manifesté en Jésus de Nazareth, L’Homme de Galilée : lorsque Le LOGOS ou Verbe de Dieu s’incarna (Jn.1 :14). 
    

  1. Le concept de : Jésus, « Fils éternel » de Dieu

Un Seul est Eternel : L’Eternel-Dieu. Si Jésus est le Fils éternel, ceci équivaudrait à affirmer qu’il y a eu deux « personnes » dans l’éternité : un Père… et aussi un Fils. Or, ceci est en flagrante contradiction avec tout ce qui a été annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament… contre tout ce que la Bible enseigne.
Nous savons tous que, selon ce que Le Seigneur Jésus affirma Lui-même : « L’écriture ne peut être annulée ». Quoi donc ? En ne pouvant changer la Vérité de la Bible, les hommes ont essayé de La remplacer par leurs propres interprétations. Pour la corruption de l’entendement, surtout, de ces disciples aveugles, et qui marchent sans discernement dans les voies de Dieu. Voilà la Vérité : Dieu S’est révélé ou fait connaitre Lui-même dans la bouche de Ses envoyés. Les leaders religieux, marchant en-dehors de la révélation, nous ont présenté d’autres dieux ; comme Aaron le fit avec son veau d’or, le jour de la grande apostasie dans le désert (Ex. 32 :1-8)
Il est donc impérieux de comprendre qu’il n’existe pas dans le ciel un « Fils éternel » de Dieu ; assis à Ses côtés. Le Fils nous a été donné sous le ciel pour le salut. Et, c’est dans ce « Fils » né de la vierge élue que Le LOGOS de Dieu allait s’incarner. Esaïe l’a annoncé (Es.7 :14 ; 9 :1-7). L’apôtre Jean l’a confirmé :
« Et la parole (Le LOGOS qui était avec Dieu et était Dieu) a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du FILS UNIQUE venu du Père. » (Jn.1.14)
Et Pierre nous éclaire encore mieux :
« Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a SOUS LE CIEL aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Act.4 :12)
C’est donc ce « Fils Unique » qui reçut « sous le ciel » le Nom de Jésus. C’est-à-dire : « Dieu-Sauveur » ou Emmanuel (« Dieu avec nous »). Et, ce Jésus de Nazareth était le « Christ » ; donc une incarnation de la divinité. Incarnation dans laquelle L’Eternel Se révèle aux hommes par l’attribut divin qui a manifesté toutes les choses créées ; lorsque L’Eternel-Esprit qui habitait dans une lumière inaccessible sortit de Son anonymat et… parla. Engendrant ainsi la Parole ou Le LOGOS.
Donc, c’est en Jésus de Nazareth que La Parole devient « substance »… chair ou corps. Parler d’un « Fils Eternel », ce serait affirmer que Jésus existait auprès du Père comme « substance » ou « personne divine ». Alors que l’Ecriture affirme :
« C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps » (Heb.10.5)
Nous comprenons donc que c’est « en entrant dans le monde » qu’un Corps (substance) Lui fut formé. Pas avant. Or, L’Eternel-Dieu n’est pas substance. Donc, pas de chair, pas d’anatomie.
L’entendement de ceci se trouve dans la compréhension de la « substance » ou « nature » divine :
« Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.» (Gen.1.26, 27)

 « L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. » (Gen.2.7)
Comme je le disais dans ma prédication intitulée : LA CONDITION DE LA FEMME ; en lisant ces deux passages, on pourrait s’y méprendre en pensant que Dieu créa l’homme deux fois. Que non ! Je tiens une fois de plus à rappeler toute la différence qui existe entre « créer » et « former ».
Dieu créa l’homme à Son image, selon Sa ressemblance. Or, Dieu n’étant pas une substance, il est donc impensable de suggérer que l’homme ainsi créé soit une « substance ». Dieu est Esprit… L’Esprit qui vivifie Le LOGOS (ou la Parole). Voilà ce que veut dire : Engendrer. L’Esprit engendra donc, conçut la Parole. Et l’ « homme » ainsi créé l’était à l’image, selon la ressemblance. Mais, à quoi ressemblait la divinité ? Sinon à L’Esprit de L’Eternel et à Son Logos (La Parole engendrée). Celui qui a de l’intelligence perçoit maintenant qu’il ne s’agissait pas de deux « Dieu » ; mais plutôt d’UNE divinité UNIQUE. Cependant, c’est dans La Parole de Dieu que se trouve la « vie » (Jn.1 :4). Et, nous voyons qu’il est écrit: « Dieu dit: Faisons l'homme… » ; Et encore : « Il le créa à l’image de Dieu ». Nous Comprenons alors   que de la Parole de Dieu (Le Logos) est sortie une vie… une existence créée. Oui, « Zoé », la vie du Père… cette Vie éternelle qui était auprès du Père a CREE une autre « vie » à Sa ressemblance : Voici l’homme ! Pas une « anatomie », mais une vie… une existence. Et cet « homme » était à l’image, selon Sa ressemblance de Dieu qui est Esprit et Vie. C’est ici l’homme qui a été créé au commencement : il était aussi esprit et vie. L’ « esprit de l’homme », bien sûr.
Plus tard, comme l’Ecriture de Gen.2 :7 l’explique, Dieu forma un « corps » de la poussière de la terre, et y plaça « le souffle de vie ». Voilà maintenant l’ « homme créé » dans son « corps formé » qui dévient « un être vivant ». En d’autres termes, l’ « essence » de l’homme a été créée de L’Esprit par la Parole de Dieu avant que son « corps » ne soit formé (structuré) de la poussière de la terre.
Nous comprenons alors que l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu n’était pas matière ou substance, comme Dieu Lui-même n’est pas matière ou substance ; mieux… n’est pas de la poussière ! Et, si l’ « homme créé » à l’image et à la ressemblance de Dieu n’était pas matière ; l’ « homme formé » de la poussière et qui devint une âme (être) vivante était lui une « substance » ; un corps matériel et palpable.
L’apôtre Jean, dans son témoignage de 1Jn.1:2 dit clairement ceci : « car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ». Voilà donc la vraie nature de Jésus, Le Christ, dans le ciel : Il était la vie éternelle qui était auprès du Père… la vie qui était « dans » la Parole ; et qui nous a été manifestée sur la terre, lorsque cette Parole (Le LOGOS) a été faite chair. Pas un « Fils éternel ». Pas une « personne » de la divinité. Pas un « Dieu Le Fils » assis aux côtés du Père. Non, messieurs ! La vie qui était dans la Parole… la Parole qui était avec Dieu (auprès du Père)… et qui était Dieu. C’est donc une « existence » d’ « essence » divine. Non pas une personne physique ou corporelle existant au ciel ; à côté du trône. Voilà !
C’est ce faux concept du Logos qui a placé aussi Marie, mère de Jésus, au ciel ; dans la condition de « mère de Dieu ». La divinité n’a pas été enfantée. Le Père existe. Il EST tout simplement! Celui qui s’appelle: JE SUIS. “Je Suis ce que je Suis” (Ex.3 :14). Quant au « Verbe », Il a été engendré au ciel. Jésus est né sur la terre dans un corps qui servit de tabernacle vivant au Verbe (Parole) de Dieu. C’est ce Dieu-oint que nous appelons : LE CHRIST et qui S’est manifesté en Jésus de Nazareth ; lorsque la plénitude de la divinité habita corporellement dans le corps formé dans ce but.

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  1. LE LOGOS SOUS LE CIEL

(Après l’incarnation)

La Parole engendrée par L’Esprit est donc vie ; tout comme l’Esprit qui l’a engendrée l’est aussi. On parlera donc d’une existence d’essence divine. Une vie qui n’a pas commencé avec le fœtus dans le ventre de Marie ; mais plutôt une « vie » qui était déjà, et qui est « descendue » sur la terre. Et comme à toute semence, Dieu donne un corps comme Il lui plaît… un corps qui est propre à chaque semence (1Cor.15 :38); à cette « vie » là : la semence divine, Dieu donna la chair de l’homme. Pourquoi la chair de l’homme ? À juste titre, parce que l’homme a été créé à l’image et selon la ressemblance divin eau commencement ; avant de recevoir la chair qui le caractérise aujourd’hui. Maintenant donc, Le LOGOS qui est venu secourir l’homme, se manifesta dans une chair qui appartient à ce dernier. Se présentant à l’humanité comme étant: LE FILS DE L’HOMME ! C’est cela la nature de Jésus de Nazareth, qui est identifié dans les écritures comme étant Le Christ.
Il ne pouvait donc pas venir dans la chair d’un aigle ou d’un veau ; ni sous la forme d’un ange, car aucune de ces créatures n’a reçu l’image et la ressemblance de Dieu (Esprit et Logos). Ça c’était propre à l’homme.
Considérez Adam au commencement… à peine manifesté, Dieu amena devant lui toutes choses pour voir comment il les appellerait. Et, Adam donna à chacune de ces créatures son propre nom ; comme s’il était le Créateur Lui-même. Pourquoi ? À cause de l’Esprit sur lui (l’onction divine) qui lui révélait toute chose. Adam parlait… et il en était ainsi ! Parce qu’Adam a été créé à l’image du Logos. Pas l’ange. Heureux l’homme intelligent qui comprend ces choses!
Cependant, la naissance de Celui qui est regardé comme Le Christ (né d’une vierge sans l’intervention de l’homme), prouve qu’Il n’est pas d’une « essence » humaine. Donc ; il ne porte pas l’ADN de l’homme :celui de Joseph, le fiancé de Marie. Non ! Ce n’est donc pas la « vie de l’homme » qui est dans cette chair-là. C’est plutôt la « vie éternelle » qui était auprès du Père et qui a été manifestée aux hommes dans le corps de Jésus (1Jn.1 :2)
Son Nom révélé dans la bouche des prophètes et la confirmation apportée par l’ange Gabriel certifient son ascendance divine (Es.7 :14 ; 9 :1-7 ; Lc.1 :31-35). Cette « existence d’essence divine » a été placée dans « un corps humain ». De l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu au commencement, nous avons maintenant « Dieu » venu dans la condition d’un « Fils de l’homme ». Ayant revêtu ce corps qui a été formé pour soutenir la vie de l’homme et le manifester. Quoi donc ? Avant la chute, l’homme était l’image de Dieu. Maintenant c’est Dieu qui se revêt de l’image de l’homme pour, à nouveau, faire participer l’homme à la nature divine ; au moyen de la rédemption.
Lui-même a rendu témoignage de Sa divinité (Jn.10.30 ; 14 :7-11 ; 17 :21, etc.) Et ce témoignage nous a été confirmé par les apôtres de la première heure qui L’ont vu et entendu (Jn.1 :1-4,14 ; 1Jn.1 :1-3 ; Col.1 :15 ; Heb.1 :2,3, etc.)
Jésus-Christ Homme ? Jésus-Christ Dieu ? Ou les deux à la fois ?
Le Concile qui donna naissance au « dogme calédonien » qui, à son tour, engendra la doctrine de la « Trinité »  arrêta qu’ « en Christ il y avait deux natures, chacune gardant ses propres propriétés, et ensembles unies dans une substance et, dans une personne unique » ; dans une « Union hypostatique» encore connu comme la « communion mystique ou double nature du Christ ».
Quoi donc ? À toute question biblique, la réponse doit être biblique. Et que dit l’Ecriture ?
« Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable (…)
Car assurément ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais c'est à la postérité d'Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple » (Heb.2 :14, 16,17)
Nous voyons donc que Jésus de Nazareth, dans les jours de Sa chair, était parfaitement homme ; selon le témoignage des écritures. Cependant, son ministère confirme que ce « Fils de l’homme » avait gardé son « essence » divine. Dans le ciel, Il est la Parole qui était au commencement avec Dieu et qui était Dieu : Le LOGOS dans Sa forme primitive. Sur la terre, Il est la Parole « faite chair » : Le LOGOS dans Sa forme temporelle ou matérielle. Affirmer que : Christ avait deux natures en Lui, sans consulter l’Esprit de Dieu et nous en tenir à ce que dit la Parole, engendrerait des longs débats théologiques, sur base de l’intelligence, compréhension ou entendement humain. Débats dont les conclusions, malheureusement, ne s’accorderaient nullement avec « ce qui est écrit ».
Mais, si nous laissons le Saint-Esprit nous guider dans la révélation de la divinité… (Une révélation confirmée par les écritures, bien sûr. Pour éviter toute déduction) nous comprendrons ceci :
Quand il est dit : "Et la parole (Le LOGOS) a été faite chair… ». Il ne s’agit aucunement de deux natures en une. Mais plutôt, de « zoé » la « vie de Dieu » ou la « vie éternelle » manifestée au commencement dans la Parole ; qui est maintenant manifestée dans la « nature » de l’homme : la chair. En termes beaucoup plus clair, on dira : Dieu s’est fait homme. Voilà ! « Et elle a habité parmi nous… » : C’est ici L’Emmanuel ; donc « Dieu avec nous ». Or, la « nature » humaine ne perçoit que ce qui est « visible ».
Nul n’a jamais vu Dieu ! Cependant en abandonnant Sa nature divine pour s’introduire dans la nature humaine, Il s’est rendu visible dans l’incarnation du «Fils unique » : « et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. C’est-à-dire quoi : « Nous avons contemplé.. » ? La même chose que :« nous avons vu de nos yeux… » . Qui a été contemplé ou vu ? Sinon : « Celui qui a été manifesté dans la chair… » . Donc : l’ « homme » ! Car, dans cette chair-là, Jésus de Nazareth était parfaitement homme : l’Homme de Galilée. Selon que le témoigne l’écriture d’Heb.2 :14-17, où on peut lire : « il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères ».
Or, c’est dans cette même chair, de Celui qu’on regardait comme le fils de Joseph et Marie, que « Le Christ » S’est manifesté au monde. Christ, Lui, est une existence d’« essence » divine. Et c’est cette « essence » divine qui, dans le corps de Jésus de Nazareth, accomplissait les œuvres puissantes qu’aucun homme ne peut jamais réaliser. En Act.10.38, Pierre témoigne : « vous savez comment Dieu a oint du Saint Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui »
Il y a donc ici deux choses qui témoignent ensemble à se confondre : Jésus de Nazareth, homme : C’est ici Le Fils de L’homme ; Le Grand « Prophète-Juge » promis par Dieu. Le Christ, en Lui : C’est ici Le Fils de Dieu (Fils du Très-Haut); Le LOGOS qui était au commencement ; le Premier-né de toute la création. N’oubliez pas que c’est L’Esprit qui a engendré La Parole. Et, les deux (Esprit et Parole) sont de la même nature ou essence. C’est Cet Esprit que Jean-Baptiste vit dans la vision descendre du ciel sous la forme d’une colombe et se poser sur Jésus de Nazareth. Il rendit donc le témoignage, comme quoi : Jésus de Nazareth était Le Christ attendu par Israël. Donc : Le Dieu-Oint. Et c’est à cette « existence » (celle du Christ) qui était avant toute chose ; avant même qu’Il ne portât un corps humain, que Jésus se referait plusieurs fois dans Son témoignage, notamment quand Il affirme :
« Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. » (Jn.3 :13)

« Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant?... » (Jn.6 :62)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, Je suis. » (Jn.8 :58)
« Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût (...) Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde. » (Jn.17 :5,24)
Jean-Baptiste dont la mission était de présenter Le Christ à Israël et au monde, témoigne de cette manière :
« C'est celui dont j'ai dit: Après moi vient un homme qui m'a précédé, car IL ETAIT AVANT moi (...) Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu. Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples; et, ayant regardé JESUS qui passait, il dit: Voilà l'Agneau de Dieu. » (Jn.1.30, 34-36)
« Celui qui vient D'EN HAUT est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient DU CIEL est au-dessus de tous » (Jn.3.31)
En résumé, nous avons Jésus Homme, Celui que tout le monde voyait. Et
Christ (Le LOGOS),Le Dieu-oint en Lui que l’œil humain ne pouvait voir : La Parole faite chair en Jésus. C’est ici la Vérité que l’entendement humain ne peut percevoir. Comme nous l’explique, cet entretien de Jésus avec Ses disciples:
 « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme? Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux(Mat.16 :13-17)
De Jésus (Le Fils de l’Homme), chacun se faisait sa propre idée comme nous le montre l’écriture ci-dessus. Cependant, c’est en ce « Fils de l’homme » qu’habitait la plénitude de la divinité, corporellement. Ce n’est donc pas Le Christ qui avait deux natures (Car, Le Christ affirme : « Moi et le Père nous sommes UN ») ; c’est plutôt Jésus de Nazareth! Car, en Jésus : l’humain et le divin se sont manifestés ensemble. Dieu S’étant fait homme. Voilà pourquoi, ceux qui L’ont reconnu ont affirmé que Jésus était Le Christ.
Donc, faites bien attention à ceci : quand vous affirmez que Jésus était Homme. Vous ne mentez point ! Il était chair ; à la ressemblance de l’homme dans sa nature. Le nom de « Jésus » a été donné à ce corps formé pour le premier-né de toute la création, lorsqu’Il fut « abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges ». « Jésus » c’est le tabernacle humain et vivant qui a été préparé pour Le Christ, lorsque Le LOGOS s’est incarné.
Mais, lorsque vous parlez du « Christ », et que vous argumentez que Christ est Homme, ce n’est pas la même chose... C’est faux ! Car, Christ est Dieu ; dans sa nature.  Quand vous dites que : Jésus-Christ était soit homme… soit Dieu. Ce n’est qu’une partie de la vérité. Parce qu’il était les deux à la fois. CHRIST est Le LOGOS ; la plénitude de la divinité habitant corporellement en JESUS DE NAZARETH, l’Homme de Galilée.
Récapitulons : Au commencement, L’Esprit de L’Eternel engendra Le Verbe ; encore connue comme « Le LOGOS » : voici le « Premier- de toute la création » ; « Le Fils Unique » sortit du Père. Celui qui nous est présenté en Proverbes 8 :22-31 comme étant « Le compagnon » de Dieu.
Mais c’est ici où la chose pose problème : si personne ne peut contester Dieu dans Sa nature ou essence ; la question consiste en ceci : depuis quand Dieu (Le Père) ou L’Esprit de L’Eternel, qui habitait dans une lumière inaccessible existe-t-Il ? Impossible de le savoir ; justement parce qu’Il est Eternel et Il est Esprit. Invisible et Inconnu. Donc, c’est La « Parole » ainsi « engendrée » (Le LOGOS) qui manifesta l’ « existence » de Dieu ou Le fit connaître. C’est ainsi qu’on peut parler de « Zoé » : la vie éternelle ou la vie de Dieu. Cette vie que Dieu a en Lui-même. Cette vie-là qu’on trouve dans L’Esprit de l’Eternel et aussi dans Le Logos… c’est cela : « la vie éternelle qui était auprès du Père » (1Jn.1 :1,2)
C’est cette vie-là (l’immortalité) qui est manifestée avant et après l’incarnation : Le Père l’a ; Le Fils l’a aussi. Selon que le témoigne Le Seigneur Jésus Lui-même :
« Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. »  (Jn.5 :26)
Donc, le précepte du « dogme calédonien » selon lequel : « en Christ il y avait deux natures, chacune gardant ses propres propriétés, et ensembles unies dans une substance et, dans une personne unique » jette en vérité le trouble sur la conception de la divinité : un faux concept du LOGOS.

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